L’hiver !

hiver


Qu’ils sont durs ces levers au petit matin
Quand l’hiver revêt son manteau de froidure
Que des couches de neige recouvrent la nature
Et qu’au dehors un froid glacial gèle les mains


De sa froide haleine, le vent lime les flancs
Des plus hautes montagnes aux sommets blanchis
Et des nuages montés sur de grands chars blancs
Emplissent la voute céleste d’un voile gris


Aux fines branches encore jeunes s’agrippent
Des cristaux neigeux et luisants tombés la nuit
Voici que pour l’hiver tous les gens s’équipent !


Ah ! Que je n’aime pas le souffle de l’hiver
Ni mon corps alourdi de ces gros lainages
Malgré l’immense beauté des paysages !


Ah ! Que je n’aime pas le frisson de l’hiver
L’hiver et moi ne faisons pas bon ménage !


©Lucia
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L’Absent ! The Absent !

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Depuis quelques jours
Elle épie à travers les carreaux de la fenêtre
Le retour de son amour
Un retour d’ailleurs peu probable…
Malgré la lumière qui danse à travers le feuillage
L’horizon lui semble bien triste et noir
Et cette vision du futur pèse lourd sur sa poitrine
Une nostalgie augmentée de chagrin l’oppresse
Et les regrets s’en mêlent aussi la ramenant sans cesse
À la culpabilité et aux questionnements !
Elle songe à lui, à ses yeux vert émeraude, à son rire
À ses mains longues et fines douées pour les caresses
Et elle fond en larmes se sentant bien seule
Comme perdue dans ce brouillard de pensées !
Tout autour d’elle ne fait que croitre son ennui
Et elle languit…
Quand donc reviendra-t-il donc redonner à sa vie
Les couleurs de l’éternel printemps ?
Tout est désert et l’envie n’est plus sans lui !
Mais elle ne peut oublier les instants de bonheur
Leurs souvenirs resteront gravés sur la pierre de son cœur
D’une main nonchalante , elle essuie les perles de pluie
Qui sillonnent son beau visage
Elle n’a plus qu’une seule attente, que ce jour enfin prenne fin
Et que le rêve l’emporte sur les ailes du souvenir
Il lui manque tant !


©Lucia
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Since a few days
She spies through the window tiles
The return of her love
A return moreover very unlikely …
Despite the light dancing through the foliage
The horizon seems very sad and black
And this vision of the future weighs heavily on her chest
An increased nostalgia of grief oppresses her
And the regrets mingle also bringing it ceaselessly
To guilt and questioning!
She thinks to him, at his emerald green eyes, his laughter
With her hands long and fine gifted for caresses
And she melts into tears feeling lonely
As lost in this fog of thoughts
All around her, only, grows boredom
And she languishes …
When, then, will he return to its life again
The colors of eternal spring?
Everything is deserted and envy is no longer without him!
But she can not forget moments of happiness
Their memories will be engraved on the stone of her heart
With a nonchalant hand, she wipes the rain beads
Who crisscross her beautiful face
She has only one wait, that this day finally come to an end
And that the dream prevails over the wings of memory
He’s missing too much!

Du bout des doigts…

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Du bout des doigts j’ai découvert le monde
Un univers qui n’appartient qu’à moi
Le seul d’ailleurs que je puisse voir
Car la vie injustement m’a plongé dans le noir
Mais elle m’a doté d’un grand pouvoir
Celui de ressentir très fortement les choses
De leur faire prendre forme
Dès mon plus jeune âge, du bout des doigts
J’ai peint le monde à ma façon
Je lui ai offert les plus belles couleurs
Celles de mon arc en ciel
Mes couleurs intérieures…
Avec mes doigts, si vous saviez
Tout le bonheur que j’ai pu ressentir
Tantôt près d’une fleur
Tantôt effeuillant la rose du jardin
J’ai papillonné ivre de plaisir
Ou encore perché sur la cime des arbres
Imaginant tous ces beaux paysages
Vallées, montagnes et cours d’eau
Quelle soif j’ai eu d’apprendre
Et mes doigts pianotant
Sont partis à la découverte des gens
J’ai voyagé dans leurs coeurs
Par tous les temps, j’ai aimé
Et j’aime encore
Ah ! Si vous saviez !
Mais non vous ne pouvez savoir
Comment mes doigts voient,
Dansent et jouent
Au rythme de ma musique intérieure !


©Lucia
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Combien de fois …

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Combien de fois ai-je détourné le regard
Ou combien de fois ai-je changé de trottoir
Pour ne pas croiser les yeux de la souffrance
Pour ne pas y lire la désespérance


Combien de fois au détour d’une rue, j’ai vu
L’homme plié sous le fardeau, ou un dos nu
Porter un baluchon comme seule maison
Et du monde, j’ai inventé toutes les raisons


Pour fuir ces regards ! J’ai tracé mon chemin
Sans ne m’inquiéter de rien ! Or avaient-ils faim ?
Mendier quelques euros pour se faire du bien !


Ai-je cherché à comprendre leur désespoir
Ou tout simplement ai-je refusé de savoir ?
Ces gens, sans doute me rappelaient mon histoire


Mon corps a eu si froid et de faim j’ai crevé
Le poids du mépris, moi aussi, je l’ai porté
Ce monde de galères, je voulais oublier !


©Lucia

Je veux t’offrir !

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Je veux t’offrir mes mots d’amour
Avant que ne s’éteigne de la vie, l’étincelle
Et que mes yeux ne se ferment à la nuit éternelle !
Avant mon dernier souffle, mon dernier soupir
Mon plus beau chant, je veux t’offrir
Pour que perdure le feu de l’amour
Et que de ma présence, la flamme
Encore et encore, brule en ton âme


Je veux t’offrir mes mots tendresse
Te couvrir de mille et une caresses
Ordonnant aux larmes de ne point jaillir
Et de l’absence, n’avoir plus à souffrir !
Comme l’aimé offre à sa bien-aimée
La rose de l’amour, fleur incandescente
Pour garder notre passion ardente
Je veux t’offrir mes mots en bouquet


Et enfin pour que tu saches
Qu’en amour rien ne se cache
Tu es le seul, mon unique bonheur
Le bien le plus précieux à mon coeur !


©Lucia

Une journée d’Octobre ! One October day !

PRIS SUR LE NET

PRIS SUR LE NET


« réalité et fiction »


Brrr ! Il fait froid en cette matinée d’Octobre !
La pluie tombe tambour battant et depuis la fenêtre l’on voit les branches agitées
par le vent se plier, prêtes à se fracasser contre le mur d’une grande bâtisse.
Le vent hurle à la mort et la belle saison décline…
Il nous faudra renoncer à notre balade, compromise par le mauvais temps et le déluge.
Avec un large sourire, il suggère :
– N’est-ce pas le moment propice pour faire une flambée dans la cheminée ?
– En effet, c’est une bonne idée, je rétorque, l’air enjouée.
Quelques bûches dans l’âtre, le tour est joué!
Très vite le feu crépite …
Les flammes dansent et soufflent leur chaleur sur mon visage qui rosit de plaisir.
Au coin du feu, confortablement assise, je me laisse aller au gré de mes pensées.
Je savoure pleinement cet instant magique
et le chat à mes pieds ronronne lui aussi de plaisir.


Il vient s’asseoir près de moi et garde ma main dans la sienne
Quel bonheur de le sentir près de moi !
Nul besoin de discours amoureux entre nous !
L’amour, je le lis dans ses yeux où les flammes orangées
vacillent et reflètent sa joie.
Tout comme aux premiers jours de notre rencontre,
le feu de l’amour brûle toujours en moi
Et cette douceur au coin de l’âtre
ravive notre complicité tissée au fil des ans!


©Lucia
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Brrr! It’s cold in that October morning !
Rain falls briskly and from the window we see the swaying branches
wind bend, ready to smash against the wall of a large building.
The wind howls in death and summer declines …
We will abandon our walk compromised by bad weather and the flood.
With a broad smile, he suggests:
– Is it not the right time to make a good fire in the fireplace?
– Indeed, it is a good idea, I retorted, look cheerful.
Some logs in the fireplace
Soon the fire crackles …
The flames dance and blow their heat on my face that blushed with pleasure.
Fireside, comfortably seated, I let myself go according to my thoughts.
I fully savored this magic moment
and the cat purring at my feet too fun.
He sits down next to me and keep my hand in hers
What a joy to feel close to me!
No need to love discourse between us!
Love, I read it in his eyes where orange flames
flicker and reflect his joy.
Just like the early days of our meeting,
the fire of love still burns in me for him.
And this sweetness in the hearth
revives our complicity woven over the years.

Il me dit ! He tells me !

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Il me dit que je suis belle
Qu’il ne peut vivre sans moi
Il me dit que je suis celle
Qui a transformé sa vie
Le regard tout attendri
Moi, je frissonne d’émoi !
*
Il me dit que je suis belle
Juste faite pour ses bras
Une petite ritournelle
Qu’il fredonne chaque fois
Que mon pauvre cœur a froid
*
Il me dit que je suis celle
Qui comble son cœur de joie
Or, parfois il faut si peu
Pour rendre quelqu’un heureux !


©Lucia
frise


He tells me I’m beautiful
He cannot live without me
He told me I’m the one
That transformed his life
The look deeply moved
I shiver with excitement!
He tells me I’m beautiful
Just made for his arms
A small jingle He hums
Whenever my poor heart is cold
He told me I’m the one
That fills his heart of enjoyment
Yes, sometimes it takes so little
To make someone happy!

~Automne de la vie ~

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Au jardin des fleurs
La rose a rendu son dernier soupir
Sur le sol gisent ses pétales flétris
Que l’automne arrose de quelques pleurs
La saison décline…
Et moi je meurs aussi , seul sans toi !
Comme la vie est fragile
Murmure l’oiseau sur la branche
Comme elle l’est, dans la réalité !
Où est la douceur des tendres matins ?
Je me surprends à rêver de toi
Dans mes nuits agitées sans sommeil
Où l’ombre de l’absence glace mon lit
Où la peur me condamne !
Plus fragile encore je m’éveille
Dans un corps raidi que le temps fige
Les larmes s’écoulent sur mes joues
Au souvenir de ton précieux sourire
O Dieu ! J’ai besoin de tendresse
Accordez-moi ce droit de revivre l’amour
Qui efface de la mémoire la douleur de l’éveil !


©Lucia ~