Qui donnera la clef ??

la clé du bonheur


– « Surtout n’en parle à personne
A personne ! Tu le promets, n’est-ce pas ?»
Chuchotait-il à l’oreille…
« Tu sais c’est un jeu qui n’appartient qu’à nous »
– « Mais quel jeu » ?
Oh ! Certes pas un jeu d’enfant !
Pauvre créature innocente et si fragile
Entre les mains de son bourreau
Petite poupée de chiffon
À la robe maculée
Salie par l’innommable
Couverte de honte
Et de surcroit condamnée au silence
– « N’en parle à personne »
Ce secret qu’elle tut tant d’années durant
Par peur du rejet voire même du scandale !
Et depuis cette rage …
Cette rage gronde en elle comme l’orage
Meurtrie par ces plaies invisibles dans les entrailles
Et ces maux qui toujours la tenaillent
Qu’est- ce donc jouir du bon et de la vie
Qu’est-ce éprouver du plaisir ?
Le saura- t-elle un jour ?
Abimée, égarée, aujourd’hui
Elle déambule dans les bistrots, le soir
Comme pour anesthésier sa douleur
S’abreuve de quelques verres qu’on lui offre à boire
En contrepartie de ses câlins


Mais de quel droit ?
Qui a le droit d’effeuiller la rose
A la jeunesse à peine éclose
De jouer aux jeux interdits
Sans qu’un enfant dise « oui »
Qui rendra ces années volées en secret ?
Qui donc livrera la clé clef du bonheur ?
Ah ! Que la bouche s’ouvre
Que les mots et les maux émergent
Et que vienne délivrance
Pour enfin regagner sa maison


©Lucia

Souvenances…

africa


La tiède haleine du vent en ce beau mois d’aout
Embaume l’air pur et vient caresser ma joue
Épiant le ciel sous mes paupières mi closes
Mon corps encore assez fébrile se repose


Sur le sable fin mes doigts sans résistance
Dessinent ton village où les chants dansent
Dans ma tête. Quelques souvenirs fugaces
Vont et viennent car au fond rien ne t’efface


Tes rires en cascade comme les chutes d’eau
Dans lesquelles on se baignait, ont fait silence
Tu sais mon cœur saigne sans l’odeur de ta peau
Loin de tes palmiers brulés et de tes danses


L’air tout parfumé des senteurs de lavande
A embaumé mes champs de blé et ma lande
Et toi Terre, tu n’es qu’amères souvenances !


©Lucia
ile1

Je T’Aime … I Love You… Te Quiero

romance
English and Spanish Version after this one


Je t’aime
Pour tous les levers
Où tes sourires ont égayé ma journée
Où ton beau visage, éclatant
Comme un soleil levant
M’a communiqué une joie renouvelée
Je t’aime
Pour les mots d’amour
Murmurés même dans les mauvais jours
Pour tes paroles empreintes d’espoir
Quand la vie semblait triste et noire
Je t’aime
Pour ton cœur épris du mien
Pour ton rire de collégien
Quand nos yeux sur le rivage
S’abreuvent de nouveaux paysages
Je t’aime
Quand nos corps brûlants de fièvre se fondent
Et que nos deux âmes se confondent
Je t’aime, je t’aime…
Que dire ! Je t’aime sans raison
Et ce par toutes les saisons …


©Lucia
♥♥♥
I love you
For all the sunrises
Where your smiles brightened my day
Where your beautiful face, glowing
As a rising sun
Has given me renewed joy
I love you
For the words of love
Whispered even in bad days
For your words full of hope
When life seemed sad and black
I love you
For your loving heart of mine
For your laugh schoolboy
When our eyes on the shore
New landscapes are watered
I love you
When our hot bodies merge
And that our souls are confused
I love you, I love you …
What to say! I love you without reason
And for all seasons.
♥♥♥
Te quiero
Para todos los  » amanecer  »
Donde tus sonrisas alegraron mi día
Donde tu cara, brillante
Así un sol naciente
Me comunicó una alegría renovada
Te quiero
Para tus palabras de amor
Murmuradas, cuando mis días eran malos
Para tus palabras impregnadas de esperanza
Cuando la vida parecía tanta triste y negra
Te quiero
Quando tu corazón es enamorado
Con tu risa de colegial
Cuando nuestros ojos sobre la orilla del mar
Beben los nuevos paisajes
Te quiero
Cuando nuestros cuerpos ardientes
Y nuestras almas se confunden
Te quiero, te quiero …
¡ Que decir! Te quiero sin razón
Y esto, por todas las temporadas …

Vivre dans la joie …

vivre sans pourquoi

Demeurer dans la joie, c’est sans doute se réveiller le matin avec une question :
“ Qui, quel geste, quelle action va me rendre joyeux aujourd’hui ? ”
Cela ne nie pas les difficultés du quotidien.
Au contraire, cette attitude nous permet de les affronter…
Elle empêche la souffrance d’être le centre de notre vie.
Loin de la naïveté, il s’agit d’habituer son regard à voir toute la réalité,
le positif comme le négatif, le bien comme le mal.
Chaque jour, nous nous imposons des responsabilités, des missions, des devoirs,
au premier rang desquels celui d’être heureux.

A mon sens, c’est lorsque l’on renonce à être heureux à tout prix qu’on le devient.
Le véritable hédonisme, ce n’est pas renoncer à être heureux,
c’est se libérer de la volonté de l’être.

Spinoza me sert de guide :
“ Bien faire et se tenir en joie.”
Pour moi, la morale peut tenir dans ces mots. »


Source : http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Le-savoir-vivre-du-bonheur-d-Alexandre-Jollien

Si tu étais là…

si tu étais là


Si tu étais là …
Je me ferais ciel
Je me ferais soleil
Je me ferais étoiles
Si tu étais là…
Je me ferais chemin
Je me ferais pierre
Je me ferais fleur
Si tu étais là…
Je me ferais rivière
Je me ferais lac


Si tu étais là…
Je me ferais sourire
Pour que tu sèches tes larmes
Je me ferais feu de bois
Pour ne pas que tu aies froid
Je me ferais lumière
Pour que tes yeux voient
Mais tu n’es pas là…,
alors, alors,
Je me fais mots
Deux simples mots

« Je t’aime »

©Lucia

coeurs

Mon Arbre …. My Three

l'arbre magique
English Version after this one


À la branche de mon arbre, suspendue
Par sa sève nourrie et bien repue
Oh ! Je fus la plus veinée des feuilles !
Car celui-ci ouvrait l’œil
Et soignait mes lobes dentés
Encore jeunette, il m’arrivait
De rêver de liberté…
De nager au bord de la rivière
Où de me poser sur la pierre
Moussue, qu’ornait le lierre
Or un beau jour
Un fameux jour !
Mon arbre vieillit
Et faiblit, faiblit …
L’hiver de sa froide haleine
Gela toutes ses veines
Et c’est dans le ruisseau
Que, submergé par les eaux
Hélas, il glissa, commença à sombrer
Tant et si bien, que sa parure si belle
Ne servit plus d’ombrelle
À tous les amoureux transis
Mon arbre, ma vie, à jamais s’était endormi…


©Lucia


In the branch of my tree, suspended
By it fed,
Oh! I was the most veined of leaves !
Because this one , kept an opened the eye
And looked after my toothed lobes
Still very young, it arrived
To dream about freedom …
To swim by the river
or to lay on the stone
Mossy, that the ivy decorated
Yet one day
This famous day …
My tree ages
And weakens, weakens !
The winter of its cold breath
Froze all its veins
And, it’s in the brook
That, submerged by waters
Regrettably, it slid, began to sink
Both and so well, and its finery, so beautiful
Served no more parasol
for all bashful lovers
My tree, my life, had fallen,
for ever asleep

T’ai-je perdue ?

coeurde-glace


T’ai-je perdue comme on se perd
Sur un chemin pierreux, désert?
T’ai-je perdue, ma tourterelle
Mon cri, de mes yeux, la prunelle


Toi, qui es la chair de ma chair
Qui, à jamais me seras chère
Si chère, à mon cœur appauvri
De nos partages, dans l’oubli


L’absence est parfois cruelle !
Oh ! Le sais-tu ma toute belle
Connais- tu ces jours de vide
Où l’on erre, le cœur avide,


A l’affut d’un mot, rien qu’un seul ?
Alors, le temps, sous un linceul
Ah ! De glace, fige le cœur !
L’espoir ne demeure plus qu’un leurre


©Lucia
larme

Je t’aime sans trop savoir….

je t'aime


I love you without knowing how
Or even where, since when
I love you from all my heart
Modest and pure love
So, I love you because I know only to love
We are like your hands off my fingers are extended
So close that when you close your eyes, sleep overtakes me …


Pablo neruda