Si tu étais là…

si tu étais là


Si tu étais là …
Je me ferais ciel
Je me ferais soleil
Je me ferais étoiles
Si tu étais là…
Je me ferais chemin
Je me ferais pierre
Je me ferais fleur
Si tu étais là…
Je me ferais rivière
Je me ferais lac


Si tu étais là…
Je me ferais sourire
Pour que tu sèches tes larmes
Je me ferais feu de bois
Pour ne pas que tu aies froid
Je me ferais lumière
Pour que tes yeux voient
Mais tu n’es là…, alors, alors,
Je me fais mots
Que deux simples mots

« Je t’aime »

©Lucia

coeurs

Mon Arbre …. My Three

l'arbre magique
English Version after this one


À la branche de mon arbre, suspendue
Par sa sève nourrie et bien repue
Oh ! Je fus la plus veinée des feuilles !
Car celui-ci ouvrait l’œil
Et soignait mes lobes dentés
Encore jeunette, il m’arrivait
De rêver de liberté…
De nager au bord de la rivière
Où de me poser sur la pierre
Moussue, qu’ornait le lierre
Or un beau jour
Un fameux jour !
Mon arbre vieillit
Et faiblit, faiblit …
L’hiver de sa froide haleine
Gela toutes ses veines
Et c’est dans le ruisseau
Que, submergé par les eaux
Hélas, il glissa, commença à sombrer
Tant et si bien, que sa parure si belle
Ne servit plus d’ombrelle
À tous les amoureux transis
Mon arbre, ma vie, à jamais s’était endormi…


©Lucia


In the branch of my tree, suspended
By it fed,
Oh! I was the most veined of leaves !
Because this one , kept an opened the eye
And looked after my toothed lobes
Still very young, it arrived
To dream about freedom …
To swim by the river
or to lay on the stone
Mossy, that the ivy decorated
Yet one day
This famous day …
My tree ages
And weakens, weakens !
The winter of its cold breath
Froze all its veins
And, it’s in the brook
That, submerged by waters
Regrettably, it slid, began to sink
Both and so well, and its finery, so beautiful
Served no more parasol
for all bashful lovers
My tree, my life, had fallen,
for ever asleep

T’ai-je perdue ?

coeurde-glace


T’ai-je perdue comme on se perd
Sur un chemin pierreux, désert?
T’ai-je perdue, ma tourterelle
Mon cri, de mes yeux, la prunelle


Toi, qui es la chair de ma chair
Qui, à jamais me seras chère
Si chère, à mon cœur appauvri
De nos partages, dans l’oubli


L’absence est parfois cruelle !
Oh ! Le sais-tu ma toute belle
Connais- tu ces jours de vide
Où l’on erre, le cœur avide,


A l’affut d’un mot, rien qu’un seul ?
Alors, le temps, sous un linceul
Ah ! De glace, fige le cœur !
L’espoir ne demeure plus qu’un leurre


©Lucia
larme

Je t’aime sans trop savoir….

je t'aime


I love you without knowing how
Or even where, since when
I love you from all my heart
Modest and pure love
So, I love you because I know only to love
We are like your hands off my fingers are extended
So close that when you close your eyes, sleep overtakes me …


Pablo neruda

Une maman… A mom…

fetes-des-meres
English Version after this one


Oh qu’il est doux pour un enfant
D’être choyé par sa maman !
Qu’il fait bon reposer en son sein
Lui qui apaise les chagrins


Mais qu’il est bon pour une maman
D’être admirée par ses enfants
Ou quand elle a le cœur chagrin
Qu’ils ne fassent mine de rien


Une maman n’est pas moins femme
Elle joue aussi de ses charmes
Son cœur se met tout en émoi
Quand des éloges elle reçoit


De l’amour s’éteindrait la flamme
Ah ! Si Dieu n’avait créé la femme
Avec un grand cœur et des larmes !


© Lucia
♥♥♥
Oh how sweet it is for a child
Being pampered by his mother !
How is good to sit near her
She soothes sorrows


But, it is good for a mom
To be admired by his children
Or, when she grief heart
They do nothing mine !


A mother is no less woman
She also plays with her charms
Her heart makes every emotion
When she receives praise


From love, the flame would be extinguished
Ah ! If God had created woman
With a great heart and tears