Du temps, j’en ai eu !


Du temps, j’en ai eu sans compter dans ma vie
Or, pour n’avoir pas su vraiment le gérer
Affairé à mener mille et une activités
Mes proches que j’ai négligés sont partis
A une à une, les heures s’égrainent à présent
Plus rien ne m’attire vraiment dans ce monde
Long, beaucoup trop long me semble le temps
Seul, je ne sais plus et mes idées se confondent

Je ne parle plus et j’écoute le silence…
C’est qu’il en a des choses à dire le silence !
Il parle de tout, de rien, de l’absence …

Ma bouche comme cousue d’un fil d’or, s’est tue
Pour laisser émerger les maux du cœur
Tous ces non- dits, qui à petit feu vous tuent
Et vous enserrent d’un étau de rancœur, de noirceur
Blessé voire meurtri, mon cœur en silence
Réclame à cor et à cris une présence
Avant que mes lèvres ne se taisent à jamais
Et ne puissent dire combien j’ai aimé !


©Lucia

Joyeuses Pâques


« L’Amour a vaincu la mort, la lumière a vaincu l’obscurité »
« Le Christ ressuscité a besoin de notre regard de tendresse
Et de miséricorde pour aborder chaque être.
Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur
C’est recevoir une parcelle de la lumière du Ressuscité. »


JOYEUSES PAQUES
A TOUS ET A TOUTES
Lucia

Pour ne pas oublier …


Les « 20/01/2015 et 02/04/2015 » dates à ne pas oublier


C’est une grâce me dis-je en moi-même ce matin que d’être en vie
Et je remercie Dieu pour m’avoir accordé un sursis !
Cet esprit de gratitude je tiens à le développer
Pour ne pas oublier combien la vie est fragile
Qu’elle ne tient qu’à un tout petit bout de fil
Depuis l’annonce du cancer et les opérations
Voilà que ce sont écoulées deux belles saisons
Et mon regard a changé sur bien des choses
La vie m’enseigne et me métamorphose
J’ai dû faire le deuil de la femme que j’étais
Et accepter cette épreuve qui m’a totalement changée
Ce deuxième printemps est là pour me rappeler
Quel privilège j’ai d’être encore en vie
La nature est belle ! Dieu le Créateur est si bon aussi
Etre à l’écoute, m’arrêter pour le remercier
Me réjouir, seront chaque jour ma priorité
Ceci pour ne pas oublier que la vie est éphémère
Que c’est un merveilleux cadeau qui m’a été offert !


©Lucia

Heureux qui peut aimer …


De ses erreurs, porter le poids
En subir même le triste sort
Et se sentir au fond de soi
Tout aussi sec que du bois mort
Puis marcher seul dans ce désert
Où la vie ne semble que galères
Mais tout cela en fait n’est rien
Pourvu qu’on puisse aimer encore !


Si l’injustice détruit les rêves
De chaque chute, on se relève
Or, sortir d’un état de victime
Conduit à fuir ce qui vous abime
Et quand on revient de très loin
On apprend à serrer les poings
Mais tout cela en fait n’est rien
Pourvu qu’on puisse aimer encore !


« Heureux qui peut aimer encore
Et dont le cœur sème des grains d’amour «


©Lucia

Arrivée du printemps

Pour redonner vie à l’un de mes anciens poèmes

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L’hiver a jeté son manteau de froidure
La terre arrosée de perles de pluie
Revêt son éblouissante parure
Feuillage vert aux fines broderies


Le soleil dolemment étire ses rayons
Dans le ciel les hirondelles
A tire d’ailes annoncent le printemps
Et sur le haut des toits tissent leur cocon


Sous les cerisiers en fleurs
Vos yeux flatteurs embrasent mon cœur
De vous tendrement épris, ma mie
De l’amour naissant buvons jusqu’à la lie !
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Entre nous …

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Entre nous, le temps léger glisse sans heurts
Se faisant complice de l’émoi de nos cœurs
L’étincelle du regard vaut plus que les mots
Ou que tous les grands discours qui sonnent faux


Entre nous, même gris, le ciel parait bleu
Les grands silences ne sont pas douloureux
Quand les gestes empreints de délicatesse
Ramènent tout notre être à la tendresse


Entre nous, c’est la foi qui nous a unis
Cette étrange force de croire en la vie
Et qui au fil des jours, notre âme a guérie


Entre nous, un jardin d’amour a fleuri
Et la rose en son cœur s’est épanouie
Or, comme le temps fuit cueillons encore la vie !


©Lucia
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Âme à la dérive !

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La nuit s’étire sur les paupières closes
Or, dans les rêves s’engouffrent les pensées
Gardant en soi le poids des jours moroses
Comme une épine dans le cœur, enfoncée


Tel un courant d’eau, l’âme à la dérive
Oscille, or sans atteindre l’autre rive
L’être faiblit jusqu’à perdre ses forces
Dès que le jour commence son amorce


Pour quelques bribes de vie se battre encore
Se laisser glisser dans cet ultime effort
Alors qu’en l’âme, l’appel final résonne !


©Lucia

Libérez les mots …

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Les mots sont les passants mystérieux de l’âme. ~ Victor Hugo


Les mots, portes ouvertes de notre cœur
Sont faits de silence et de cris intérieurs
Quand l’Homme rempli de fiel et de haine
Blesse le cœur infligeant milles peines
Les mots ne sont que l’expression de nos maux
Et ils semblent parfois si dérisoires
Ne sont- ils pas la seule échappatoire
Pour ne pas succomber au désespoir ?
Destructeurs ou bien encore porteurs d’espoir
Les mots ont un incontestable pouvoir !


©Lucia

Prisonnier du temps ! Prisoner of time !

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J’appelle ! J’appelle ! Je crie !
Mais aucun son ne sort de ma bouche
Et toi mon amour, ma fidèle compagne
Dont la présence est plus douce
Que la chaleur d’un feu de bois
Entends-tu ma voix ?
Vois mes pleurs
Ces larmes qui coulent de l’intérieur
Et que personne ne voit
Caresse encore mon corps
Pour qu’il ressente à nouveau la vie
Ah ! Depuis ce fameux jour
Ce bien triste jour…
Tous mes jours sont devenus nuits !
Les aiguilles du temps
Sont restées brusquement figées
Depuis je dors…
Je dors d’un sommeil profond
Comme disent ces gens vêtus de blanc
Tous affairés autour moi
Ils ont un terme spécial pour cela
Ils me gardent, malgré moi, allongé sur ce lit
Le corps enserré comme dans un étau
Prisonnier de moi-même
Je les entends dire à voix basse
« Aucun signe de réveil, toujours dans le coma ?»
Et moi j’attends …
J’attends que la mort me délivre de mon carcan
Alors que je suis vivant
Bien vivant !


©Lucia
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I call ! I call ! I scream !
But no sound comes out of my mouth
And you my love, my faithful companion
Whose presence is softer
That the heat of a wood fire
Do you hear my voice?
See my tears
These tears flowing from within
And that no one sees
Caress my body still so that it feels
Life again
Ah! Since that famous day
This sad day …
All my days have become nights!
The needles of time
Have remained abruptly frozen
Since I sleep …
I sleep a deep sleep
As these people dressed in white
All busy around me
They have a special term for me
They keep me, despite myself, lying on this bed
The body clamped as in a vise
Prisoner of myself
I hear them say in a low voice
« No sign of awakening, always coma »
And I’m waiting …
I wait for death to deliver me from my straitjacket
While I am alive
Alive!