Risquer le silence !


Arrêtons nous pour souffler un peu, pour écouter le silence
Pour écouter ce que nous dit notre cœur…


Osons prendre le risque du silence
Nous souvenant de cette phrase d’un Père du désert :
« Une eau boueuse ne peut pas être clarifiée
si elle ne cesse d’être agitée.

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Quelqu’un m’attend !


Le « JE » utilisé ici, ne s’agit pas de moi , vous l’aurez compris !


Il fait si beau dehors…
Malade, de ma couche
Je regarde les arbres
Et les feuilles jaunies
Qui tombent une à une
Je ressens l’air
D’un automne larmoyant
Qui effleure mon visage amaigri
Mon esprit court déjà là bas
Au-delà des nuages
Près des verts pâturages
Et des eaux tranquilles
Où Quelqu’un m’attend.
Je le sais maintenant!
Oui, le cœur léger
Je m’en irai
Libre comme l’air…


O temps ! Suspend ton vol !
Supplie mon âme captive
Laisse- la atteindre l’autre rive
Et quitter ce monde
Car je sais maintenant
Que Quelqu’un m’attend
A la porte des Cieux


©Lucia

Combat d’une femme …


Poème dédié à ma fille Sandra
J’ai tenté de traduire ici ses émotions vécues et le miracle de la Foi


Jour après jour, les saisons se sont écoulées
J’ai guetté dans mon corps à l’ardeur juvénile
Le moindre symptôme ou la moindre nausée
Puis le verdict fut tombé « vous êtes infertile ! »


C’est alors que commençait un dur combat
Le nôtre, le mien pour arriver jusqu’à toi
Un combat si cruel auquel on ne s’attend pas
Fallait-il renoncer ou bien garder la foi ?


Alors que pour moi tout semblait difficile
Pour mes chères amies, tout leur était facile
Au fil des jours, leurs ventres s’arrondissaient
Et la vie injuste envers moi me narguait


Les pleurs, la douleur et souvent l’amertume
Ont crié à la face de Dieu, qu’ai-je fais ?
Quel péché, quel tort ai-je commis pour mériter
Ce sort et que je végète comme un légume ?


Ce grand vide, cette absence fragilisait ma vie
Mais la force d’y croire, l’espoir restait en moi
Et malgré tout, par la Foi, je t’attendais, Toi


Ô Toi le cadeau du Ciel qui fera ma joie
Toi, Miracle de Dieu qui remplira ma vie
A cette seule pensée mon âme en frémit!


©Lucia G.

Ô Septembre, Toi qui vis …


Ô Septembre, Toi qui vis naitre
L’ardeur de nos premiers émois
Où sont passés ces jours d’autrefois
Quant au petit jour, les raies de lumière
Perçaient furtivement ma chaumière
Pour y réchauffer tout mon être !
Souvent cachée derrière le feuillage
Je guettais l’aimé sortant du village
Les pieds nus alors, vers lui je courais
Cédant à mon cœur fou et à ses baisers


Qu’est- il advenu de ces bons vieux jours
Où la nature teintée de couleurs d’ambre
Nous emplissait d’un sentiment d’amour ?
Oh ! Mois, joli mois de Septembre
Prolonge encore, de nos émois, l’ardeur
Ne permet pas qu’en nos petits cœurs
Ils ne soient plus que souvenances
Et que nous en souffrions en silence !


©Lucia