Voici que l’été !


Voici que l’été tire sa révérence
Et que les senteurs d’automne
Embaument déjà l’air du jardin
Sur la branche effeuillée, balance
L’oiseau, qui sous le vent frissonne
Il s’envolera au petit matin
Près des coteaux rejoindre les siens


Là au bord de la berge la feuille expire !
Dans l’harmonie d’un nouveau décor
Sur le banc des amoureux éperdus
A pleins poumons, un rêveur solitaire respire
La bonne odeur de terre et de bois mort
Pleurant ses amours perdus


Les feuilles fanées se ramasseront à la pelle
Tout comme nos souvenirs
Qui, sur la pierre du cœur s’amoncellent
Pour sombrer dans l’oubli et mourir


©Lucia

Ô Septembre, Toi qui vis …


Ô Septembre, Toi qui vis naitre
L’ardeur de nos premiers émois
Où sont passés ces jours d’autrefois
Quant au petit jour, les raies de lumière
Perçaient furtivement ma chaumière
Pour y réchauffer tout mon être !
Souvent cachée derrière le feuillage
Je guettais l’aimé sortant du village
Les pieds nus alors, vers lui je courais
Cédant à mon cœur fou et à ses baisers


Qu’est- il advenu de ces bons vieux jours
Où la nature teintée de couleurs d’ambre
Nous emplissait d’un sentiment d’amour ?
Oh ! Mois, joli mois de Septembre
Prolonge encore, de nos émois, l’ardeur
Ne permet pas qu’en nos petits cœurs
Ils ne soient plus que souvenances
Et que nous en souffrions en silence !


©Lucia

Pour ne pas oublier …


Les « 20/01/2015 et 02/04/2015 » dates à ne pas oublier


C’est une grâce me dis-je en moi-même ce matin que d’être en vie
Et je remercie Dieu pour m’avoir accordé un sursis !
Cet esprit de gratitude je tiens à le développer
Pour ne pas oublier combien la vie est fragile
Qu’elle ne tient qu’à un tout petit bout de fil
Depuis l’annonce du cancer et les opérations
Voilà que ce sont écoulées deux belles saisons
Et mon regard a changé sur bien des choses
La vie m’enseigne et me métamorphose
J’ai dû faire le deuil de la femme que j’étais
Et accepter cette épreuve qui m’a totalement changée
Ce deuxième printemps est là pour me rappeler
Quel privilège j’ai d’être encore en vie
La nature est belle ! Dieu le Créateur est si bon aussi
Etre à l’écoute, m’arrêter pour le remercier
Me réjouir, seront chaque jour ma priorité
Ceci pour ne pas oublier que la vie est éphémère
Que c’est un merveilleux cadeau qui m’a été offert !


©Lucia

L’hiver !

hiver


Qu’ils sont durs ces levers au petit matin
Quand l’hiver revêt son manteau de froidure
Que des couches de neige recouvrent la nature
Et qu’au dehors un froid glacial gèle les mains


De sa froide haleine le vent lime les flancs
Des plus hautes montagnes, aux sommets blanchis
Et des nuages montés sur de grands chars blancs
Emplissent la voute céleste d’un voile gris


Aux fines branches encore jeunes, s’agrippent
Des cristaux neigeux luisants, tombés la nuit
Pour l’hiver tous les gens s’équipent !


Ah ! Que je n’aime pas le souffle de l’hiver
Ni mon corps alourdi par ces gros lainages
Malgré l’immense beauté des paysages !


Ah ! Que je n’aime pas le frisson de l’hiver
Lui et moi ne faisons pas bon ménage !


©Lucia

Douceur d’automne…

Trouvé sur le Net

Trouvé sur le Net


Pour redonner vie à l’un de mes anciens poèmes


Au jardin d’été, la grille s’est refermée,
Sur nos voix et nos rires à gorge déployée !
Dans l’allée s’amoncellent un tas de feuilles mortes
Qu’un vent frais et léger, tourbillonnant emporte


La nature rougeoie sous ces teintes d’Automne
Sur la branche effeuillée déjà l’oiseau frissonne
Tissant un nid douillet pour sa belle couvée
Vers le ciel embrumé son chant s’est envolé !


Au cœur de la forêt, le cri du geai résonne
Perché au fait d’un chêne, son beau regard s’étonne
En lisière du grand bois, le vieux tronc solitaire
Cache sous son ombre, ses années légendaires


La feuille séchée tombe et s’endort sur la pierre
Libérant ses senteurs, un reflet de lumière
Et l’on voit sur la toile se dérouler les jours
Bercés par la douceur de nos tendres amours !


©Lucia
ecureuil