Seul !

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. »

Seul  je suis ce soir

Comme tous les soirs

Gravée dans mon cœur

Là, où elle fit sa demeure

Ton image me hante

Toujours aussi vivante !

Sans ta voix qui s’est tue

Je me sens tout perdu

Dans cette grande chambre

Où ce froid de novembre

Me glace si vide de toi

Et j’ai le mal de toi 

Dans mes nuits sans sommeil

Tes mots à mon oreille

Reviennent inlassablement

Encombrer mon esprit en baignant

Mes yeux gonflés de larmes

Tout mon être te réclame

Du soir jusqu’au matin

Et j’ai le cœur chagrin

© Lucia

Rien ne sera plus jamais comme avant !

foulard-byglam


Dans la peau de « Jeanne »


Jeanne ose enfin se regarder dans le miroir
Elle défait le foulard qu’elle porte avec élégance
Et passe la main dans ses cheveux en repousse
Après cette longue traversée faite d’attente et d’angoisse
Où ses seules sorties étaient dans les hôpitaux
Jeanne lutte aujourd’hui pour retrouver une vie normale
Et surtout la confiance en elle qu’elle a perdue
Elle sait pertinemment, il faut bien se l’avouer
Que rien ne sera plus jamais comme avant pour elle
Son corps mutilé et malmené par les actes chirurgicaux
Porte les stigmates de la souffrance et la douleur
Une plaie vive dans sa chair qui l’a complètement coupée des autres
Même de ses amies qu’elle croyait proches
Jeanne souffre en silence et cache ses émotions en s’isolant
Elle ne supporte pas l’image que  renvoie le miroir
Elle en éprouve même de la honte
Honte de quoi au juste ?
Elle se sent tellement dévalorisée
Atteinte dans sa féminité
Et puis c’en est fini se dit-elle comme pour se punir davantage
Elle ne portera plus de bustier moulant
Plus de décolletés profonds, de maillot échancré…
Qui faisaient d’elle une femme si attirante
Elle se sent atteinte dans son intimité
Avec ces peurs, ces angoisses qui l’envahissent
Face au regard de l’autre et qu’elle ne peut contrôler
Non, il faut bien se l’avouer pour Jeanne
Rien ne sera plus jamais comme avant !


©Lucia

Solitude

bancsolitaire


Solitude !


Les larmes coulent trop souvent
Ton nid est un lit froid surtout la nuit
Sous tes draps de soie brodés finement
Entre rêves et insomnies
Les âmes voient leur passé déferler
Comme de grandes vagues rageuses
Que rien, ici –bas ne peut freiner
Et qui s’écrasent sur les rocheuses


Entre tes doigts vides, glisse le temps
Comme des tout petits grains de sable
La vie que vaut –elle vraiment ? Par moment
La fuir, te serait préférable !
Combien de gens côtoient la solitude !
Pour certains, elle est une fidèle amie
Car doucement par habitude
Elle s’est installée au creux de leur vie


Lucia

Noël approche…

main tendue 2


Que représente Noël


Un espoir de retrouvailles ?
Une attente de pardon ou de réconciliation ?
Un désir de rassemblement ?
Le souvenir d’être chers ?
Des regrets, un cœur meurtri ?


Pour certains, cette période de fête
N’est que tristesse, douleur et désarroi
Car sans emploi, sans argent, sans abri
Isolement, solitude, famille brisée, disloquée …
Comment peuvent-ils se réjouir
Alors que Noël devrait représenter la joie pour tous


Et quand est-il pour nous ?


Arrêtons-nous un peu
Recentrons- nous sur l’essentiel
Pensons aux délaissés
Aux oubliés sur cette terre


Noël est une belle histoire d’amour !


Lucia

Laissez-moi rêver

Image hébergée par servimg.com


Laissez- moi rêver
Voyager dans mes pensées
J’ai tellement souffert
Sur ce chemin de désert
Qu’il m’en reste un gout amer


Vous pouvez voir, sur ma peau
L’empreinte et la brûlure
D’un cuisant soleil
Sur mon cœur la fêlure
De longues nuits sans sommeil


Laissez- moi rêver
Monter sur les hauts plateaux
M’immerger en eaux pures
De ce décor factice
Ne me rendez plus complice


Laissez-moi mes rêves
Au moins faire une trêve
Me retirer au large
Pour oindre ma blessure
Repenser le Voyage


Lucia