Au coin du feu!

Trouvé sur le net

  
 
  
 La vieille dame assise,
 Au coin du feu, était pensive
 La chaleur de l’âtre réchauffait
 Ses membres engourdis et glacés
 Des mèches grises relevées 
 Donnaient de la douceur à ses traits
 C’était là, qu’elle venait s’assoir 
 Vers la fin du jour quand arrivait le soir 
 Posée là, une vague de nostalgie
 Remontait en son cœur et sa vie
 Comme dans un film, défilait…
 Des pensées qu’elle se plaisait à nourrir
 Repassant en son cœur ses plus beaux souvenirs 
 Remplis d’amour et d’éclats de rire
 Mais long était le temps, lourd de silence...
 Pour elle, trop cruelle se faisait l’absence
 C’était déjà l’hiver dans son coeur
 Et elle cherchait un peu de chaleur
 Au creux de ses souvenirs d’antan
 Qu’elle gardait précieusement !
    
 ©Lucia 

Rose d’Automne





«  Mais elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin et rose a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin.

 

Quand l’automne raccourcit et assombrit les jours

Et que les brumes automnales annoncent  l’hiver

Rose en son coeur sait combien sont éphémères

Ses jours et qu’elle va perdre ses plus beaux atours

 

Car la grisaille a englouti le bel été

Et le vent rageur l’a violemment souffletée

Ah ! Rose qui voulait vivre encore une journée

La voilà  desséchée gisant sur le pavé !

 

Or,  fragile est sa tige qu’elle ne peut redresser

Et son corps défeuillé ne peut se réchauffer

En son âme plus que meurtrie Rose se recueille

Pleure sa beauté enfouie sous un tas de feuilles 

 

Comme un enfant s’endort près de la cheminée

Tout doucement Rose s’endort pour l’éternité

 © Lucia

L’Absent ! Absent !


Tant de choses, elle aimerait lui dire…
Elle songe à son rire et elle soupire !
Comme les contours flous d’un rivage
Soudain lui apparaît son doux visage
Souvenirs façonnés par l’oubli
Il lui manque ce soir …


Quand reviendront- ils ces beaux jours
Pour serrer, embrasser son unique amour
Espérance des jours aux couleurs de la vie
Sans lui, tout est désert et sans envie
Tout l’exaspère et fait croître son ennui
Il lui manque ce soir ….


Leur empreinte gravée au fond du cœur
Elle ne peut oublier ces instants de bonheur
Des jours à attendre impatiemment
Encore et encore, elle l’attend !
Le temps ouvrira- t-il ses portes
Avant que le sommeil ne l’emporte ?


©Lucia
So many things, she would like to tell him …
She thinks to his smile and she sighs!
Like the fuzzy contours of a shore
Suddenly, his sweet face appears to her
Memories shaped by oblivion
He misses her tonight …
When will they return these fine days
To hug, to kiss, her one love
Hope for days in the colors of life
Without him, everything is deserted and without envy
Everything infuriates her and makes her boredom grow
He misses her tonight….
Their imprint engraved in the bottom of the heart
She can’t forget those moments of happiness
Days to wait impatiently
Again and again,…she waits after him!
Will time open its doors
Before sleep prevails ?

Sous mes paupières closes ! Under my closed eyelids


Sous mes paupières closes souvent je la revois
La maison de mon enfance, où j’ai grandi
De toute sa hauteur, elle pointait vers l’infini
Toit vieilli par le brouillard et les bruines
Murs lézardés rebâtis sur d’anciennes ruines
Elle évoquait les bons vieux temps d’autrefois
Je sens encore les senteurs du grand tilleul
Sur le perron où fatigué, s’asseyait l’aïeul
Je revois la balançoire fixée aux branches
Et ma mère, les deux mains sur les hanches
Hurlait de colère après les petits garnements
Qui, insolents, se moquaient de son accent
Il fut parfois sombre le ciel de mon enfance
Mes rires, tout autant que mon innocence
S’envolèrent un bien triste jour, si froid
Sous mes paupières closes, ce jour je le revois !


©Lucia
frise fleur2


Under my closed eyelids I often see her again
The house of my childhood, where I grew up
From all its height, it pointed to infinity
Roof weathered by fog and drizzle
Cracked walls rebuilt on ancient ruins
It evoked the good old days of yore
I still smell the scents of the big lime tree
On the porch where tired, sat the grandfather
I see the swing fixed to the branches again
And my mother, both hands on her hips
Howled with anger after the little rascals
Who, insolent, made fun of her accent
It was sometimes dark the sky of my childhood
My laughs, as much as my innocence
So sad, so cold, a day flew away
Under my closed eyelids, this day I see it again!

Devant son petit écran !


Pas de sortie … Pas d’amis à voir…
Lally s’installe devant son écran télé
Choisit une chaîne au hasard
Sur la table du salon un repas froid l’attend
Elle aime bien les films romantiques
Ces belles histoires d’amour qui finissent ainsi
« Ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants…»
Au petit écran un couple se promène
Au bord de la Seine
Tous deux marchent insouciants
L’étincelle dans le regard
Se disent des mots doux à voix basse
Comme leur bonheur est palpable
Se dit Lally nostalgique !
Soudain monte en elle
Une vague de tristesse
Un gros pincement au coeur
Lally voit défiler tous ces beaux jours
Où l’amour était au rendez-vous
Un souvenir du bonheur qui la poursuit
Ces souvenirs la submergent sans crier gare
Alors elle s’effondre
Le cœur au bord des larmes
Et elle songe bien tristement
Pour elle l’amour n’est plus au rendez-vous


©Lucia