L’amante d’un soir – The lover of one night

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English Version after this one


Dans vos fantasmes, vous l’imaginez
L’amante aux courbes sensuelles
Toutes les nuits même, vous en rêvez
De ses lignes moulées de dentelles


Sous ses draps, vous aimeriez vous glisser
Et la couvrir de baisers passionnés
Pensées, que vous nourrissez en secret
Oh ! Rêveries pour le moins insensées


Et qui pénètrent le cœur d’un espoir,
Indicible, auquel vous osez croire
Amour d’un soir que rien ne ternira


Mais illusoire, dans l’oubli, tombera !
Pourquoi rêver d’amours éphémères
Quand la désillusion vous laisse amer ?


© Lucia
frise


In your fantasies, you can imagine
The lover sensual curves
Every night even in your dreams
Its molded lines of lace


Under the sheets, you’d like to slip
And cover her with passionate kisses
Thoughts that you feed in secret
Yes, dreams for less insane


And entering within heart, the hope unspeakable
That you dare to believe
Love one night that nothing will tarnish


But illusory, into oblivion, fall
Why dream of ephemeral love
When the disillusionment leave your heart bitter?

Il n’est point ! There is no seasonal !

fuiteautomne
English Version after this one


Il n’est point d’été encore bien moins d’automne
Il n’est point de saison où mon cœur ne frissonne
Ces belles feuilles à terre peuvent bien roussir
Mais mon amour, pour toi, ne saurait point mourir


Ce n’est pas un printemps et bien moins un hiver
Qui terniront l’amour quand il est frais et vert
Tu sais, mon bien-aimé qu’il n’est point de saison
Puisque mon coeur t’aime à en perdre la raison


Il n’est point d’été encore bien moins d’automne
Par toutes les saisons, mon corps à toi, se donne
Et sous tes ardeurs,tout frémissant, s’abandonne


© Lucia


It is not a summer and much less, an autumn
There is no season where my heart shudders
These beautiful leaves on the ground may well turn russet
But my love, for you, never die !


It is not a spring and much less, one winter
Which will tarnish love, when, it is fresh and green
You know, my beloved, in all seasonal
My heart loves you losing the reason


It is not a summer and much less an autumn
For, in every season, to you, my body gives itself
And under your ardor, trembling, surrenders

Le Passeur … suite et fin

Rêve_ Afrika
Pour comprendre la fin de l’histoire, il faut avoir lu les épisodes précédents

http://lucialuz.wordpress.com/2014/09/05/le-passeur-the-ferryman/

http://lucialuz.wordpress.com/2014/09/08/le-passeur-suite/1

http://lucialuz.wordpress.com/2014/09/11/le-passeur-suite-2/


« Il ne doit pas être bien loin ! » se dit-elle, lâchant prise.
Cependant, son regard scrutait chaque recoin de la salle, elle, la seule femme blanche, ce matin- là,
parmi tous ces gens de couleur.
D’ailleurs, elle avait du mal à les différencier, du moins, elle en était incapable dans l’instant.
Mais lui ! Son visage, et son odeur…
Même les yeux bandés, elle aurait senti sa présence comme dans son rêve!
L’attente se faisait longue… Mais où était-il donc passé, et s’il la laissait là, s’il l’oubliait ?
Non, elle ne pouvait croire une chose pareille.
Gagnée par le doute, elle se leva bien décidée à parler avec ce fameux gardien de l’entrée.
« Il faut que je sache maintenant de quoi il en retourne ! » se dit-elle, s’armant de courage.
Comme elle sortait, le voilà qui arrivait tout transpirant, une feuille à la main.
La température extérieure était si élevée qu’il épongeait son front avec un mouchoir.
« Ah ! Vous voilà, ça vous arrive souvent de planter une femme sans explication, vous m’avez fait… »
Elle ne finit pas sa phrase, tant elle était contente de le revoir.
« Venez, je vous ramène à l’hôtel »
« Et mon visa alors ? Mon vol est 14 heures, vous le savez, non ! »
Il se dirigea vers la voiture, tout silencieux. Comme elle s’installait, elle attendait qu’il fasse
un rapport de la situation.
« Alors, mon visa ? », dit- elle avec insistance.
« Il vous faudra revenir Madame. J’ai obtenu une attestation provisoire, valable quelques temps,
vous partirez comme prévu ».
« C’était donc ça le supplément, me faire revenir ? Vous m’avez piégée, vous le saviez n’est-ce pas ?
Pourquoi n’avoir rien dit ! » Il se tut presque confus.
Tout le retour se fit sous une chaleur écrasante, elle, muette comme une carpe, fâchée contre lui.
Le paysage défilait sous ses yeux, sans qu’elle puisse l’apprécier comme la veille.
Elle était assaillie par une foule de pensées contraires.
A l’hôtel, elle eut juste le temps de changer de tenue, de boucler sa valise et de payer la note au bar.
Il l’attendait dans la voiture, démarra avec lenteur et prit la direction « aéroport ».
Le visage assombri, il semblait triste tout à coup.
Pouvait-elle seulement imaginer une seconde ce qu’il pouvait ressentir lui aussi ?
Lui, qui se montrait si respectueux voire même distant.
Arrivés à l’aéroport, il s’occupa de son embarquement, ce fut l’heure des adieux.
« Vous reverrai-je ? » dit-il, les yeux chargés d’émotion, osant enfin la serrer dans ses bras.
Sans attendre de réponse, brûlant de désir, il l’embrassa avec passion.
Frémissante, elle se dégagea avec peine comprenant qu’il était temps de partir.

© Lucia

Le Passeur… suite 2

Rêve_africa
Texte en version française uniquement

Suite 2 du premier titre " Le passeur ". Ces écrits sont purement le fruit de mon imagination

Pressant le pied sur l’accélérateur, le passeur démarra à toute vitesse et la voiture disparut au fin fond de la ville.
À cette allure, ils arrivèrent au CED… juste à l’heure d’ouverture.
Cependant, une cinquantaine de personnes attendaient là, debout devant la grille.
Ils n’étaient pas les premiers !
Le passeur s’avança mais le gardien assermenté le stoppa net.
« Help vous, derrière la queue comme tout le monde, s’il vous plait ! »
Elle fut surprise de voir avec quel aplomb, il aborda le gardien.
Un peu en retrait, elle les vit discuter et gesticuler puis le gardien glissa quelques mots à l’oreille du passeur.
Il revint vers elle, la saisit par le bras et l’entraina à l’intérieur de la salle d’attente.
Là, également se tenaient quelques personnes dites « prioritaires ».
Ils s’assirent sans rien dire, le passeur rompit alors le silence:
« Il faudra un petit supplément, Madame », dit-il calmement.
« Comment ça, un supplément? » répondit-elle d’un air interrogateur
« Chut Madame, pas ici ! »
Elle bouillonnait intérieurement, quelle histoire ! Qu’allait-elle faire ?
Son pouls s’accéléra mais plus pour les mêmes raisons. Elle craignait le pire.
Après tout, elle suivit cet homme seulement sur recommandation. Elle ne le connaissait pas intimement.
Quel supplément ? Tout avait été réglé avant son départ.
Quelqu’un lui fit signe, il se leva brusquement puis disparut un long moment derrière un rideau.
Elle se tordait les mains d’angoisse, la gorge serrée, elle avait hâte de sortir de là, de repartir vers sa destination finale.
Le voilà qui revint, l’air satisfait, puis s’approchant d’elle :
« On va vous appeler Madame, levez-vous, faites ce qu’on vous dira ».
Elle tremblait, pourquoi tant de mystère !
« Ressaisis- toi un peu enfin! » dit-elle pour se booster.
Une voix à peine audible appela :
« Madame X, présentez-vous au guichet cinq »
« Oui quoi, c’est moi, me voilà, je suis là ». Elle se trouvait dans un état de confusion totale.
Elle disparut derrière le rideau blanc, qui en fait servait de porte, s’assit, affichant un sourire forcé.
« Bonjour » dit-elle, juste par politesse.
« Ne bougez pas Madame, ne souriez pas, photo ! Votre index, ici », dit son interlocuteur,
récitant son texte apprit par coeur, sans même la regarder.
« C’est bon, vous pouvez aller ! »
« C’est tout ? »
« Oui, disposez ! »
Elle regagna son banc , vide, car le passeur avait disparu !

©Lucia