Tourner la page …

Se raconter


Un court extrait du « livre » que j’écris actuellement…


Anicia jeta un dernier coup d’œil dans toutes les pièces de la maison…
Elle s’attarda plus longuement à l’étage
Elle entra dans la chambre d’Anna et vit le CD de Bob Marley posé là, sur le bureau blanc
Dans la précipitation Anna avait dû certainement l’oublier
Anicia adorait la musique Reggae!
Ce fut Anna qui lui fit redécouvrir le chanteur
Un album qu’elle lui offrit pour son anniversaire
Elle se dirigea vers la chambre de Marie pour fermer les volets
Et là, une triste scène lui revint comme un flash-back
C’était Vincent qui s’apprêtait à partir un soir
Et Marie accrochée à sa jambe, criait « Papa ne t’en va pas ! »
De ce souvenir…
Tout le corps d’Anicia se mit à trembler comme en ce fameux soir
Puis elle longea le couloir qui menait à sa propre chambre,
en ferma la porte se refusant d’y entrer pour ne pas s’effondrer
Elle descendit dans le grand salon,
une odeur de cendres froides se dégageait de la cheminée
comme si la flambée venait de s’éteindre la veille
Elle se revoyait danser dans les bras de Vincent,
dans sa belle robe rouge, un soir d’anniversaire
Un soir qui semblait heureux comme une illusion de bonheur…


©Lucia

Ecrire !

chapter one 02


Ecrire,
C’est être frustré
On passe son temps
A écrire le mauvais mot
La mauvaise phrase
La mauvaise histoire
On se trompe sans cesse
On échoue sans cesse
Et on doit vivre ainsi
Dans une frustration perpétuelle


Philip Roth

Seul sans elle !

rêve africa

Je suis désolée, Il m’est impossible d’accéder à vos blogs et aux commentaires,
conflit d’IP ou Bug des pages

En attendant une solution , suite de la romance  » Le Passeur »


Le passeur la regarda disparaître derrière les vitres opaques où se trouvait la salle de contrôle.
Il s’imaginait la voir subitement resurgir pour se jeter dans ses bras.
Pourquoi l’avait-il laissée partir ou plus exactement pourquoi ne l’avait- il pas retenue ?
Il avait tout organisé dans sa tête, manigancé ce plan foireux,
soudoyant gardien et employés du CED…
Il aurait payé plus pour qu’elle restât près de lui, un jour, une nuit, une heure seulement …
Il n’était dupe sur ses sentiments. Il avait tout compris, depuis le début, il savait !
Dès qu’elle s’approcha, dès qu’il vit son visage et ses lèvres pulpeuses qui l’attiraient intensément.
Elle semblait fragile et si forte à la fois.
Il s’était laissé séduire par son regard de velours et son parfum envahissait tous ses sens.
Et comme son cœur vibra dès cet instant !
L’accélération de son pouls ne pouvait le tromper, ah ça non!
Quelque chose le traversa de part en part, causant des ravages, dans tout son être
Quand il la déposa à l’hôtel, cette nuit –là, il ne put dormir.
Il n’avait qu’une envie, la rejoindre.
« Idiot, tu ne lui as même pas laissé tes coordonnées, et maintenant ? »
Il se parlait à lui-même, s’insultait à voix basse,
« T’es nul, un imbécile », comme s’il devenait fou, oui fou d’amour !
C’était donc ça, le « coup de foudre » !
Jamais de sa vie, il ne ressentit une telle émotion.
Cette brûlure intense mêlée de douleur jusque dans les entrailles.
L’attirance qu’il éprouva pour elle fut si forte, qu’il se contrôla pour ne pas tout gâcher…
Sans quoi, il aurait ôté sa robe sans attendre une seconde de plus.
Une heure seulement venait de s’écouler depuis son départ…
Et son monde s’écroulait comme un château de cartes ;
tout comme ces minutes qui s’enfuyaient vers le néant.
Elle lui manquait déjà !
Et il avait mal, si mal.
« L’amour fait mal ! » Mais il le découvrit ce jour.
Pourtant, il en avait des conquêtes à son actif !
Il avait du vécu, de l’expérience en la matière.
Il ôta nerveusement sa cravate qui lui serrait la gorge, tout en laissant derrière lui l’aéroport sans se retourner
« A quoi bon maintenant ! »
Il ne lui restait plus qu’à espérer qu’elle revienne.
Il commença à cogiter, alors que sur ses lèvres restait le goût d’un délicieux baiser.

©Lucia

Rebondir !

Rebondir


On ne s’habitue pas à ces mille douleurs sournoises.
Le long travail de la douleur, de la peine qui met du temps à s’éteindre
et qui s’efface peu à peu à condition qu’on lui laisse le temps de rebondir,
de rebondir de moins en moins haut, de moins en moins fort.
Et puis, un jour, elle rebondit si bas qu’on l’attrape dans sa main,
qu’on la contemple, qu’on la caresse, qu’on la fait sienne.
On la met dans sa poche avec un sourire de connivence,
avec cette belle force qu’elle a fait naître
en rebondissant si longtemps et si haut.
Que c’est long !


Embrassez-moi (2003)
Katherine Pancol

C’était un soir ! It was a night !

Texte et Vidéo réalisés par Lucia G.
English Version after this One


C’était un soir, rappelle- toi mon amour
Derrière, le grand buisson feuillu et vert
En ce clair de lune, plein de charme
Comme ce soir -là était doux et calme
Si beaux, sous son halo de lumière
Tes yeux brillaient et dansaient les étoiles


La nuit descendait et dressait son voile
Quand de ta voix grave sortirent ces mots
Si doux, que mon âme en frissonnait
En frissonnait de bonheur ! Embrasse –moi
Me dis-tu ! Et le cœur tout en émoi
Tes lèvres, follement, j’ai embrassées !


Doucement, tes doigts ont frôlé ma peau
Caressé mon corps et sans résister
Tu m’aimas, sous la voute étoilée
Épris, dès lors nos cœurs firent le vœu
De ne plus se quitter pour vivre à deux


©Lucia


It was a night, remember you, beautiful love!
Behind, the big leafy and green bush
In this moonlight, full of charm
As this evening – there was soft and quiet!
So beautiful, under its halo of light
Your eyes shone where danced stars


The night went down and raised its veil
When of your deep voice took out these words
So soft, that my soul shivered with it
Shivered, at the happiness! Kiss me
You tell me! And the quite in turmoil heart
Crazily, your lips, I kissed!


Slowly, your fingers touched my skin
Caressed my body and without resisting
You loved me, under the starry sky
Being in love, from then, our hearts made the wish
Never more, they will leave, to live together

Terre ! Je t’ai aimée ♥ Earth! I loved you ♥

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Sais- tu combien je t’ai aimée ?
Je t’ai aimée comme ma Terre !
Même, si tu ne m’as vue naître
Je t’ai aimée, si fière
D’un jour, t’appartenir
Dépouillée, je l’ai été
Pour te couvrir


bébé-afrique-jpg


Pour ton salut, j’ai prié,
Sur tes plaies, j’ai pleuré
L’âme attristée
De par tes meurtrissures
Mais tu as été
D’une arrogance sans nom
À faire sangloter mon coeur
De par tes regards hautains
Qui sans raison
Ont méprisé mes dons
Et ma peau que tu as haïe aussi
N’ai-je pas caressé la tienne ?
N’ai-je pas vanté ta beauté ?


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Pourtant, si tu savais comme je t’aime
Même si tu me blesses
Je ne peux te haïr !


Davi


©Lucia


Know you how much I loved you?
I loved you as my Earth!
Even, if you did not see me being born
I loved you, so proud
One day, belong to you
Skinned, I was
To cover you
For your safety, I asked,
On your wounds, I lamented
The saddened soul
Due to your bruises
But you were
Of nameless arrogance
To make the soul sob
Of your haughty glances
Which without reason
Disdained my gifts
And my skin which you also hated
Did not I cherish yours?
Did not I praise your beauty?
Nevertheless, if you knew as I love you
Even if you hurt me
I cannot hate you!