Le Passeur … suite et fin

Rêve_ Afrika
Pour comprendre la fin de l’histoire, il faut avoir lu les épisodes précédents

http://lucialuz.wordpress.com/2014/09/05/le-passeur-the-ferryman/

http://lucialuz.wordpress.com/2014/09/08/le-passeur-suite/1

http://lucialuz.wordpress.com/2014/09/11/le-passeur-suite-2/


« Il ne doit pas être bien loin ! » se dit-elle, lâchant prise.
Cependant, son regard scrutait chaque recoin de la salle, elle, la seule femme blanche, ce matin- là,
parmi tous ces gens de couleur.
D’ailleurs, elle avait du mal à les différencier, du moins, elle en était incapable dans l’instant.
Mais lui ! Son visage, et son odeur…
Même les yeux bandés, elle aurait senti sa présence comme dans son rêve!
L’attente se faisait longue… Mais où était-il donc passé, et s’il la laissait là, s’il l’oubliait ?
Non, elle ne pouvait croire une chose pareille.
Gagnée par le doute, elle se leva bien décidée à parler avec ce fameux gardien de l’entrée.
« Il faut que je sache maintenant de quoi il en retourne ! » se dit-elle, s’armant de courage.
Comme elle sortait, le voilà qui arrivait tout transpirant, une feuille à la main.
La température extérieure était si élevée qu’il épongeait son front avec un mouchoir.
« Ah ! Vous voilà, ça vous arrive souvent de planter une femme sans explication, vous m’avez fait… »
Elle ne finit pas sa phrase, tant elle était contente de le revoir.
« Venez, je vous ramène à l’hôtel »
« Et mon visa alors ? Mon vol est 14 heures, vous le savez, non ! »
Il se dirigea vers la voiture, tout silencieux. Comme elle s’installait, elle attendait qu’il fasse
un rapport de la situation.
« Alors, mon visa ? », dit- elle avec insistance.
« Il vous faudra revenir Madame. J’ai obtenu une attestation provisoire, valable quelques temps,
vous partirez comme prévu ».
« C’était donc ça le supplément, me faire revenir ? Vous m’avez piégée, vous le saviez n’est-ce pas ?
Pourquoi n’avoir rien dit ! » Il se tut presque confus.
Tout le retour se fit sous une chaleur écrasante, elle, muette comme une carpe, fâchée contre lui.
Le paysage défilait sous ses yeux, sans qu’elle puisse l’apprécier comme la veille.
Elle était assaillie par une foule de pensées contraires.
A l’hôtel, elle eut juste le temps de changer de tenue, de boucler sa valise et de payer la note au bar.
Il l’attendait dans la voiture, démarra avec lenteur et prit la direction « aéroport ».
Le visage assombri, il semblait triste tout à coup.
Pouvait-elle seulement imaginer une seconde ce qu’il pouvait ressentir lui aussi ?
Lui, qui se montrait si respectueux voire même distant.
Arrivés à l’aéroport, il s’occupa de son embarquement, ce fut l’heure des adieux.
« Vous reverrai-je ? » dit-il, les yeux chargés d’émotion, osant enfin la serrer dans ses bras.
Sans attendre de réponse, brûlant de désir, il l’embrassa avec passion.
Frémissante, elle se dégagea avec peine comprenant qu’il était temps de partir.

© Lucia

Le Passeur… suite 2

Rêve_africa
Texte en version française uniquement

Suite 2 du premier titre " Le passeur ". Ces écrits sont purement le fruit de mon imagination

Pressant le pied sur l’accélérateur, le passeur démarra à toute vitesse et la voiture disparut au fin fond de la ville.
À cette allure, ils arrivèrent au CED… juste à l’heure d’ouverture.
Cependant, une cinquantaine de personnes attendaient là, debout devant la grille.
Ils n’étaient pas les premiers !
Le passeur s’avança mais le gardien assermenté le stoppa net.
« Help vous, derrière la queue comme tout le monde, s’il vous plait ! »
Elle fut surprise de voir avec quel aplomb, il aborda le gardien.
Un peu en retrait, elle les vit discuter et gesticuler puis le gardien glissa quelques mots à l’oreille du passeur.
Il revint vers elle, la saisit par le bras et l’entraina à l’intérieur de la salle d’attente.
Là, également se tenaient quelques personnes dites « prioritaires ».
Ils s’assirent sans rien dire, le passeur rompit alors le silence:
« Il faudra un petit supplément, Madame », dit-il calmement.
« Comment ça, un supplément? » répondit-elle d’un air interrogateur
« Chut Madame, pas ici ! »
Elle bouillonnait intérieurement, quelle histoire ! Qu’allait-elle faire ?
Son pouls s’accéléra mais plus pour les mêmes raisons. Elle craignait le pire.
Après tout, elle suivit cet homme seulement sur recommandation. Elle ne le connaissait pas intimement.
Quel supplément ? Tout avait été réglé avant son départ.
Quelqu’un lui fit signe, il se leva brusquement puis disparut un long moment derrière un rideau.
Elle se tordait les mains d’angoisse, la gorge serrée, elle avait hâte de sortir de là, de repartir vers sa destination finale.
Le voilà qui revint, l’air satisfait, puis s’approchant d’elle :
« On va vous appeler Madame, levez-vous, faites ce qu’on vous dira ».
Elle tremblait, pourquoi tant de mystère !
« Ressaisis- toi un peu enfin! » dit-elle pour se booster.
Une voix à peine audible appela :
« Madame X, présentez-vous au guichet cinq »
« Oui quoi, c’est moi, me voilà, je suis là ». Elle se trouvait dans un état de confusion totale.
Elle disparut derrière le rideau blanc, qui en fait servait de porte, s’assit, affichant un sourire forcé.
« Bonjour » dit-elle, juste par politesse.
« Ne bougez pas Madame, ne souriez pas, photo ! Votre index, ici », dit son interlocuteur,
récitant son texte apprit par coeur, sans même la regarder.
« C’est bon, vous pouvez aller ! »
« C’est tout ? »
« Oui, disposez ! »
Elle regagna son banc , vide, car le passeur avait disparu !

©Lucia

Le Passeur… suite 1

rêve africa
Version Française uniquement
Ce texte est le fruit de mon imagination inspiré de mon lieu de vie

I have not translate this text in English, for fear a lot of mistakes.. So, do not be mad after me.
Thank you for understanding friends US, UK and others. …


Elle posa là ses valises dans un coin, ouvrit seulement son bagage à main pour en soustraire quelques
effets personnels et sa trousse de toilette.
En fin d’après-midi, elle fit une longue promenade, pieds nus sur le sable, pour libérer ses tensions intérieures.
Le voyage avait été long et fatigant.
Malgré ce, la soirée fut agitée par la turbulence de ses pensées et les remous de l’océan ou encore
les vagues venant s’échouer sur la plage déserte.
Les palmiers secouaient leurs larges palmes si fortement, qu’il lui fut impossible de retrouver véritablement son calme.
Ce n’est que très tard dans la nuit, quand la fatigue la gagna, qu’elle sombra dans un profond sommeil.
Elle rêva de son passeur dont elle connaissait à peine le nom, attirée comme un aimant par l’appel d’une voix lointaine.
On eut dit qu’il s’était glissé dans ces lieux, là tout près d’elle, envahissant son corps.
Mais bien plus, tout son esprit !
Elle se retourna maintes et une fois dans ce lit top grand, aux draps rêches, couvrant sa tête
comme pour échapper à ces étranges sensations.
La vision du passeur ne la lâchait pas.
Une sonnerie forte, brusquement la sortit de son rêve, la ramenant à la réalité.
Le réveil fut brutal, c’est à peine si elle pouvait ouvrir ses yeux, encore tout embués de sommeil.
Elle tira le sombre rideau pour accueillir la lumière du jour.
Après ce chahut nocturne, tout semblait maintenant s’être apaisé !
Elle ouvrit largement la fenêtre comme pour rafraichir ses idées.
Un faible rayon de soleil pointait à l’horizon dessinant sur l’eau des sillons dorés où les vaguelettes mouraient.
Il lui restait une heure seulement pour se préparer.

Enfin prête, elle l’attendit sous le manguier fleuri.
Ses cheveux blonds flottaient tout imprégnés des effluves marins et sa robe turquoise lui allait à ravir.
Il arriva enfin , descendit de la voiture pour la saluer respectueusement et l’aida à monter,toujours très courtois.
Cette fois-ci, elle osa le regarder dans les yeux.
Son rêve lui permit d’affronter son regard, sans gêne, tant tout son être lui semblait familier.
Il n’avait plus l’air d’un prince mais plutôt d’un homme d’affaires avec une cravate qui lui serrait
la gorge et cachait la croix qui attira son attention.
Il lui sourit !
« Vous êtes ravissante, Madame ».
Elle remarqua alors ses belles dents blanches en contraste avec sa peau brune.
Il est très beau, pensait- t-elle intérieurement, ressentant un léger picotement au bas du ventre.
« Avez-vous bien dormi ? », demanda t-il poliment.
Pour détourner le sujet, elle le questionna sur son rôle de passeur et sur les procédures administratives qu’il suivait.
Mais elle ne l’écoutait plus que d’une oreille seulement, concentrée sur l’accélération de son pouls.

©Lucia

Amour – My Love !

bon anniversaire mariage
English Version after French Version


Amour,
Dix- huit années peuvent paraître interminables à ceux qui cherchent l’amour
Mais vois-tu, pour moi, ces dix-huit années, ont été courtes et heureuses
Puisse la vie nous réserver encore autant de joies que de larmes versées
Puisse la vie nous garder toujours, l’un près de l’autre, dans ce bonheur partagé
De par le passé, je t’ai tant aimé
Dans l’instant présent, je t’aime tellement
Et pour le futur que seul Dieu connait, je t’aimerai pour l’éternité
Je t’aime


© Lucia
coeurs


My love,
Eighteen years can seem endless for those seeking love
But for me, you see, these eighteen years, were short and happy
May life reserve us still many joys than tears shed
May life keep us near each other, in this shared happiness
In the past, I so much loved you
In the moment present, I love you so
And for the future which only God knows, I’ll love you forever
I love you