L’horloge du Temps !

Image par Gerd Altmann de Pixabay

 

L’horloge du temps

 A ouvert la porte sur une nouvelle année

Une année qui s’ouvre chargée de rêves

D’espoir et de projets plein la tête

J’ai comme une envie pressante

De quitter la ville bruyante

Où grandissent « violence et irrespect »

Et de m’installer au vert

Où dominent les beaux  pâturages  

Tant d’années se sont écoulées

Noircies par le stress, l’angoisse et la peur

Oui, la peur de perdre la vie !

Mais je rends grâce à Dieu

 Chaque jour écoulé a été un don

Un pas de plus vers la vie…

Et  je veux vivre dans la confiance

Te priant Ô Dieu

De verser Ta Paix promise

Pour soulager les cœurs brisés et affligés

Apaiser les cœurs remplis de haine et de violence

Que cette nouvelle année soit bénie

De Ta Main qui peut la rendre bonne et heureuse

Car sur Toi, s’appuie toute notre Espérance !

© Lucia

Prisonnier du temps ! Prisoner of time !

prisonnier-du-temps


J’appelle ! J’appelle ! Je crie !
Mais aucun son ne sort de ma bouche !
Et toi amour, fidèle compagne
Dont la présence est plus douce
Que la chaleur d’un feu de bois
Entends-tu ma voix ?
Vois mes pleurs
Ces larmes qui coulent de l’intérieur
Et que personne ne voit
Caresse encore mon corps
Qu’il ressente la vie
Ah ! Depuis ce fameux jour
Ce bien triste jour…
Tous les jours sont faits d’ombre !
Les aiguilles du temps
Sont restées douloureusement figées
Depuis je dors…
Je dors d’un sommeil profond
Comme disent ces gens vêtus en blanc
Tous affairés autour moi
Ils me gardent, malgré moi, allongé sur ce lit
Le corps enserré dans un étau
Prisonnier de moi-même
Je les entends dire à voix basse
« Aucun signe de réveil, toujours dans le coma ?»
Et moi j’attends …
J’attends que la mort me délivre de ce carcan
Alors que je suis vivant
Bien vivant !


©Lucia
post-ornament


I call ! I call ! I scream !
But no sound comes out of my mouth
And you my love, my faithful companion
Whose presence is softer
That the heat of a wood fire
Do you hear my voice?
See my tears
These tears flowing from within
And that no one sees
Caress my body still so that it feels
Life again
Ah! Since that famous day
This sad day …
All my days have become nights!
The needles of time
Have remained abruptly frozen
Since I sleep …
I sleep a deep sleep
As these people dressed in white
All busy around me
They have a special term for me
They keep me, despite myself, lying on this bed
The body clamped as in a vise
Prisoner of myself
I hear them say in a low voice
« No sign of awakening, always coma »
And I’m waiting …
I wait for death to deliver me from my straitjacket
While I am alive
Alive!