Padré !

la main d'un père
English Version after one


Padré !
Ainsi je t’appelais, père
Ta vie fut tourmentée
Par ces années de guerre
Que tu ne pus oublier
Sur tes genoux souvent
La fillette fragile que j’étais
En quête de ton amour
Venait trouver refuge
Epuisé, le corps brisé
Par ton dur labeur
Seul le silence des maux
Etait notre complice
Homme droit et fier
Au regard plein de pudeur
Ce qui voilait tes émotions
Tu m’aimais secrètement
A l’automne de ta vie
Enfin ton cœur s’ouvrit
A la lumière divine
Qui vint éclairer tes nuits
Je pus lire dans tes yeux
L’ampleur de ton amour
Quand tu volas vers d’autres cieux


© Lucia
coeurs


Padre!
Thus I called you, father
Your life was tormented
By these years of war
That you could not forget
On your knees often
The fragile girl I was
Looking for your love
Had found refuge
Exhausted, the broken body
By your hard work
Only silence of the troubles
Was our accomplice
Tall and proud man
Full modesty
That veiled your emotions
You loved me secretly
In the autumn of your life
Finally, opened your heart
A divine light
Who came to enlighten your nights
I could read in your eyes
The extent of your love
When you flew towards other heavens

Petit coeur

Petitcoeur


Petit cœur, enfant innocent
Petit cœur qui pleure souvent
Tout gonflé bulles chagrin
Qui cherche partout mais en vain


Ce père dont il a besoin
Petit cœur, nul n’avait pris soin
De te dire combien il t’aimait
Sans lui le temps s’est arrêté !


Et tu marches seul dans la nuit
A la recherche d’un appui
Tu guettes dans chaque lueur
Son bon regard approbateur


Tu pleures regardant les étoiles
Et tu dessines sur la toile
Ce grand manque que tu ressens
Ce vide toujours permanent


Petit coeur voudrait bien grandir
Il lui faut maintenant, guérir !


Lucia

Père

Paysage céleste


Dès le lever du jour la louange est sur ma bouche
Comme l’encens, elle monte vers Toi, Ô Dieu
Car Toi seul est digne, dans ce monde, de la recevoir
Tu as créé le ciel, la terre et tout ce qu’elle renferme


Par le souffle de Tes narines, Tu as insufflé la Vie
Tu as formé des créatures si belles et merveilleuses
Dotées d’intelligence, capables de se mouvoir
Tu as tissé mes reins dans le ventre de ma mère


Déjà, Tu me désirais avant même que je fus née
D’avance, Tu avais formé des projets pour moi
Comment pourrais-je me taire devant Ta Face
Comment ne pas T’adorer et Te louer Ô Dieu ?


Ceux qui reposent dans le séjour des morts
Ne peuvent Te louer, leur bouche est close
Mais moi qui habite la terre des Vivants, je le ferai
Mon âme Te reconnait et Te désire à jamais !


Lucia

Un père absent

pèrefille


Que de temps perdu à croire que l’on est rien
Un « incapable » ou pas quelqu’un de bien
A douter de soi, de ses faits, de ses dires
Parce qu’enfant, il vous a manqué un sourire


Celui d’un père au regard approbateur
Aux bras ouverts, accueillants et protecteurs
Un modèle pour bien se construire dans la vie
Et pour pouvoir affronter tous ses défis


Ce temps aussi à vous torturer l’esprit
Constatant que vous avez grandi sans lui
Le cœur meurtri, vous espériez son regard
Mais vous comprenez qu’il est déjà trop tard


Et que de temps à se sentir coupable
Dans la pensée qu’on n’était pas aimable
Un père longtemps absent ne saura jamais
Combien par son absence, vous souffririez


Lucia