Le temps …

Hier j’avais vingt ans…

Si vite est passé le temps

La vie était là devant moi

Et je ne savais pas

Que précieux était le temps !

Tête baissée, j’ai avancé

Dans une vie presque étriquée

J’ai gaspillé le temps

Je n’ai pu l’arrêter

Et combien de regrets

Ont envahi mon cœur esseulé

Les jours ont fui

Sans laisser de trace

Ma jeunesse aussi

Mais rien ne l’efface

Et soudain j’ai grandi

Aurai-je encore le temps

D’arrêter le temps

Pour aimer vraiment

©Lucia

Le temps !

Time-in-Your-Hands


Ah ! Ces beaux souvenirs d’antan
Que laisse en la mémoire, le temps
Ces mots plein d’amour, ces poèmes
Ces billets doux et ces « je t’aime »


Des tout premiers baisers passionnés
Aux adieux qui ne sont que regrets
Le fil du temps noue les images
De la vie qui est un long voyage


Mais Hélas, le temps laisse à demain
Nos rêves! En traçant des chemins
Plus larges où demeure l’espoir


oui prendre du temps, il faut savoir
Avant qu’il ne glisse entre vos doigts
Et que trop tard déjà, il ne soit !


© Lucia

Le vieil homme…

au-coin-du-feu

Le vieil homme ouvrit la fenêtre qui donnait sur le jardin.
Ce jardin qui autrefois fut rempli de vie par le rire des enfants.
Il revoyait encore ses belles allées bordées de pensées multicolores
qui s’épanouissaient le printemps venu.
La balancelle blanche où sa tendre épouse aimait venir s’asseoir, se trouvait là,
figée dans le décor comme si le temps s’était arrêté.
Le grand marronnier fut gelé par la froidure de l’hiver cette année-là.
Quelques feuilles brunes jonchaient à même le sol formant un linceul sombre.
Ici, l’horloge du temps avait suspendu sa course.
Ce lieu, depuis le départ de sa bien- aimée, était devenu sinistre pour lui.
Aucun éclat de voix ne lui venait en résonance.
Il n’entendait que le souffle du vent à travers les persiennes
Le vieil homme nostalgique soupira puis s’assit près de la cheminée
Il réchauffait ses mains au contact de la flamme vive.
Mais bien plus que cela,
il réchauffait son pauvre cœur solitaire par quelques bribes de mémoire.
De l’ombre de sa mémoire, quelques images fugaces surgissaient lui rappelant le passé.
Un passé qui fut rempli de joie, de silences parfois et de pleurs quelquefois.
Sa vie défilait en pointillé…
Dans sa tête tout était si confus !
Comme il aurait aimé en cet instant rejoindre son bel ange !
La vie sans elle n’avait plus vraiment d’intérêt, ni même plus de gout !


©Lucia

Je doute… I doubt

amoureux
English Version after this one


Est-ce que tu m’aimes ?
Je doute
Quand le miroir me renvoie une image
Des traits tirés et un visage
Qui est moi sans être moi
Non ! Je ne suis plus la même!
Je ne suis plus celle
Qui courait comme une gazelle
Pour te rejoindre
Et t’embrasser passionnément
Avec un cœur tout palpitant
Je te serrais si fort presque à t’étouffer
Par peur de te perdre
Oui peur…
Qu’une autre t’arrache à moi


Toi, mon prince bien aimé
Qui, de par ton sourire me fait craquer
L’idée que tu pourrais partir
Me fait parfois encore frémir
Rien que d’y penser
Mon coeur en est glacé
Oh pourquoi ! Pourquoi ce doute ?
Le temps qui passe sans doute !


©Lucia
❤ ❤ ❤


Do you love me?
You see I doubt, when
The mirror sends back to me an image
Drawn features and a face
Who is me, without being I
No! I am not any more the same
I am not any more the one
Who ran as a gazelle
To join you
To embrace you fervently
With a quite exciting heart
I squeezed you so hardly almost to suffocate you
By fear of losing you
Yes fear …
That an other one tears away you to me
You, my beloved prince
Who, by your smile kinked me
The idea that you could leave
Always makes me shiver
Only to think of it
My soul cries
Oh why! Why this doubt
The time which passes, doubtless?

Souviens-toi – Remember

L'absence


Oh ! Souviens- toi de cette ambiance particulière
Quand nous flânions dans les rues sous la pluie
Je m’accrochais à ton bras
Pour ne pas me perdre au sein de la foule
Et au café Suzette !
T’en souviens-tu de ces bonnes crêpes
Qui garnissaient nos assiettes ?
Avec nos rires étouffés nous ressemblions à deux
Adolescentes se racontant des secrets
Nous étions heureuses de partager
Des moments de complicité !


C’est étrange comme le temps a passé !
Parfois ta silhouette fine m’apparait
Puis disparait dans l’ombre du silence
Ton visage se perd dans les méandres de ma mémoire
Avec le temps les mots perdent leur fil tranchant
C’est l’absence, elle seule, qui blesse l’âme


Lucia
frise


Remember this special atmosphere
When we strolled through the streets despite
The wind and rain
I clung to your arm
Not to lose myself in the oppressive crowd
And coffee Suzette, remember
Good pancakes that filled our plates
With our chuckles, we were like these
Teenage girls telling funny stories
We were proud, and one another, share
These special moments of complicity


This is strange, as time has passed!
Sometimes your slender figure appears to me then disappears
In the silence’s shadow
Your face is lost in the maze of my mind
Over time, words lose their sharp edge
But it’s absence, itself that hurts soul