Terre ! Je t’ai aimée ♥ Earth! I loved you ♥

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Sais- tu combien je t’ai aimée ?
Le sais-tu ?
Je t’ai aimée comme ma Terre
Même si tu ne m’as vue naître !
Je t’ai aimée, fière
D’un jour t’appartenir
Oh! Dépouillée, je l’ai été
Pour te couvrir !


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Pour ton salut, j’ai prié,
Sur tes plaies, j’ai pleuré
L’âme attristée
De par tes meurtrissures
Mais tu as été
D’une arrogance sans nom
À faire sangloter le coeur
De par tes regards hautains
Qui sans raison
Ont méprisé mes dons
Et ma couleur de peau que tu as détestée
N’ai-je pas caressé la tienne
N’ai-je pas aussi vanté ta beauté ?


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Pourtant et malgré tout
Ah ! Si tu savais combien je t’aime
Même si parfois tu me blesses
Je ne peux que t’aimer !


Davi


©Lucia


Know you how much I loved you?
I loved you as my Earth!
Even, if you did not see me being born
I loved you, so proud
One day, belong to you
Skinned, I was
To cover you
For your safety, I asked,
On your wounds, I lamented
The saddened soul
Due to your bruises
But you were
Of nameless arrogance
To make the soul sob
Of your haughty glances
Which without reason
Disdained my gifts
And my skin which you also hated
Did not I cherish yours?
Did not I praise your beauty?
Nevertheless, if you knew as I love you
Even if you hurt me
I cannot hate you!

Je me souviens ! I remenber !

Feuilled'automne
English Version after this one


Je me souviens de ces avenues dans Paris
Où, bras dessus, bras dessous, nous flânions naguère
Heureuses, sous le vent et même sous la pluie
Ah ! Qu’en ces temps bénis, il n’était point de guerre !


Le ciel s’est voilé d’une langueur automnale
Et les feuilles roussies couvrent la pierre tombale
Ma bouche s’est tue et plus jamais ne fredonne
Ces airs que nous aimions quand arrivait l’automne


Depuis tout ce temps, nos âmes esseulées errent
Le sauras-tu un jour combien mon cœur espère ?
Si par dépit tu pensais ne plus revenir
Oh ! Saches que le cœur aime jusqu’à en mourir !


©Lucia


I remember these avenues in Paris
Where, arm in arm, we strolled once
Happy, downwind and even in the rain
Ah! In these blessed times, it was not war!


The sky was veiled in autumn languor
And scorched leaves cover the tombstone
My mouth fell silent and never hums
These tunes we love when autumn came


Since all this time, our lonely soul wander
You’ll know it someday, how much my heart hopes?
If by resentment you thought not returning any more
Oh! Know that the heart loves, until to die

Vol de nuit – Night Flight

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English Version after French Version


« Vingt heures », indique l’horloge du grand hall
Les passagers s’affolent à l’annonce du départ
Ils se rapprochent de la sortie,
tous agglutinés derrière la vitre,
agitant passeport ou laissés passés.
Tu es juste devant moi, je vois tes larges épaules dépasser.
Je te suis du regard pour ne pas te perdre.
Ta présence me rassure
Avec toi, rien ne m’effraie
Je n’ai ni peur, ni angoisse!
Bizarrement, je sais que tu éprouves la même chose.
Il fait déjà nuit noire!
On traverse la piste jusqu’au vol AF 900.
Une cinquantaine de personnes montent et prennent place bruyamment
Enfin prêts, l’avion quitte le sol, on décolle !
Ta main s’agrippe à la mienne .
Tu serres si fortement mes doigts,
qu’un cri de douleur s’échappe de mes lèvres
Puis tu fermes les yeux.
Je sais que tu pries
Je le reconnais à l’expression de ton visage
Alors,
je me joins à ta prière dans un « amen » silencieux!
Une demi-heure de vol suffira pour atteindre la capitale « Libreville ».
Nous regagnons un petit hôtel sur la plage désertée,
pour repartir au lever du jour.


©Lucia
avion


« Twenty hours », indicates the clock of the big hall.
The passengers get into a panic to the announcement of the departure
They approach the exit, all agglutinated behind the window,
shaking passport or the left past.
You are just in front of me
I see your wide shoulders exceeding
I follow you of the look not to lose you
Your presence reassures me
With you, nothing frightens me
I have neither fear, nor anxiety
Strangely, I know that you feel the same thing
It already makes at black night
We cross the track until the flight AF 900
About fifty people rise and take a seat noisily
Finally loans, the plane leaves the ground,
we unstick! Your hand catches mine
You squeeze so strongly my fingers, as a cry of pain escapes from my lips.
Then, you close eyes.
I know that you pray,
I recognize it by the expression of your face.
Then silently, I join your prayer in a « amen ».
Half an hour of flight will be enough for reaching Libreville the capital.
We get back to a small hotel on the beach deserted,
then, we leave at dawn