Tout ce qu’il me reste…All that is left of you…

Julia daudet
English version after this one
Dans le peau d’un personnage resté seul


Tout ce qu’il me reste de toi
Toi qui n’es plus pour partager ma vie
Fait partie de mon décor quotidien
Tout me parle de toi…
Un portait qui orne la cheminée
Une toile tissée de tes mains fines
Un parfum flottant dans l’air que je respire
Comme je respirais ta peau satinée et ambrée
Tes effets personnels me rappellent ton odeur
Et l’élégance de tes choix
Tiens ! Voilà encore un livre
Qui traine sur le chevet
Que tes doigts gracieux ont caressé
Ah ! Je n’ose même pas y toucher !
Je te revois dans ta robe rouge
Ton corps élancé tout contre le mien
Mes mains serraient ta taille fine
Et tu m’offrais ton regard satin
Nous aimions le soir au clair de lune
Flirter, à l’abri des regards indiscrets
Aujourd’hui ce qu’il me reste de toi
Ce ne sont que des souvenirs
Dans ma tête ces souvenirs s’égrainent
Et mon coeur n’est plus que peine


©Lucia
post-ornament


All I have left of you
You who is no longer to share my life
Part of my daily decor
Everything speaks to me about you …
A photo that adorns the fireplace
A woven web of your delicate hands
A floating scent in the air that I breathe
As I breathed your skin silky and amber
Your clothes remind me your smell
And elegance of your choice
Look! This is another book
Lying around on the bedside
that your graceful fingers caressed
Ah! I dare not even touch it!
I see you in your red dress
Your slender body up against mine
My hands shook your slim waist
And you , offered me your satin look
We enjoyed the evening in the moonlight
Flirting, away from prying eyes
Today I have left of you
They are only my memories
In my head those memories are shelled
And my heart is only grief

Mon Arbre …. My Three

l'arbre magique
English Version after this one


À la branche de mon arbre, suspendue
Par sa sève nourrie et bien repue
Oh ! Je fus la plus veinée des feuilles !
Car celui-ci ouvrait l’œil
Et soignait mes lobes dentés
Encore jeunette, il m’arrivait
De rêver de liberté…
De nager au bord de la rivière
Où de me poser sur la pierre
Moussue, qu’ornait le lierre
Or un beau jour
Un fameux jour !
Mon arbre vieillit
Et faiblit, faiblit …
L’hiver de sa froide haleine
Gela toutes ses veines
Et c’est dans le ruisseau
Que, submergé par les eaux
Hélas, il glissa, commença à sombrer
Tant et si bien, que sa parure si belle
Ne servit plus d’ombrelle
À tous les amoureux transis
Mon arbre, ma vie, à jamais s’était endormi…


©Lucia


In the branch of my tree, suspended
By it fed,
Oh! I was the most veined of leaves !
Because this one , kept an opened the eye
And looked after my toothed lobes
Still very young, it arrived
To dream about freedom …
To swim by the river
or to lay on the stone
Mossy, that the ivy decorated
Yet one day
This famous day …
My tree ages
And weakens, weakens !
The winter of its cold breath
Froze all its veins
And, it’s in the brook
That, submerged by waters
Regrettably, it slid, began to sink
Both and so well, and its finery, so beautiful
Served no more parasol
for all bashful lovers
My tree, my life, had fallen,
for ever asleep

Le Passeur … suite et fin

Rêve_ Afrika
Pour comprendre la fin de l’histoire, il faut avoir lu les épisodes précédents
https://lucialuz.wordpress.com/2014/09/05/le-passeur-the-ferryman/
https://lucialuz.wordpress.com/2014/09/08/le-passeur-suite/1
https://lucialuz.wordpress.com/2014/09/11/le-passeur-suite-2/

« Il ne doit pas être bien loin ! » se dit-elle, lâchant prise.
Cependant, son regard scrutait chaque recoin de la salle, elle, la seule femme blanche, ce matin- là,
parmi tous ces gens de couleur.
D’ailleurs, elle avait du mal à les différencier, du moins, elle en était incapable dans l’instant.
Mais lui ! Son visage, et son odeur…
Même les yeux bandés, elle aurait senti sa présence comme dans son rêve!
L’attente se faisait longue… Mais où était-il donc passé, et s’il la laissait là, s’il l’oubliait ?
Non, elle ne pouvait croire une chose pareille.
Gagnée par le doute, elle se leva bien décidée à parler avec ce fameux gardien de l’entrée.
« Il faut que je sache maintenant de quoi il en retourne ! » se dit-elle, s’armant de courage.
Comme elle sortait, le voilà qui arrivait tout transpirant, une feuille à la main.
La température extérieure était si élevée qu’il épongeait son front avec un mouchoir.
« Ah ! Vous voilà, ça vous arrive souvent de planter une femme sans explication, vous m’avez fait… »
Elle ne finit pas sa phrase, tant elle était contente de le revoir.
« Venez, je vous ramène à l’hôtel »
« Et mon visa alors ? Mon vol est 14 heures, vous le savez, non ! »
Il se dirigea vers la voiture, tout silencieux. Comme elle s’installait, elle attendait qu’il fasse
un rapport de la situation.
« Alors, mon visa ? », dit- elle avec insistance.
« Il vous faudra revenir Madame. J’ai obtenu une attestation provisoire, valable quelques temps,
vous partirez comme prévu ».
« C’était donc ça le supplément, me faire revenir ? Vous m’avez piégée, vous le saviez n’est-ce pas ?
Pourquoi n’avoir rien dit ! » Il se tut presque confus.
Tout le retour se fit sous une chaleur écrasante, elle, muette comme une carpe, fâchée contre lui.
Le paysage défilait sous ses yeux, sans qu’elle puisse l’apprécier comme la veille.
Elle était assaillie par une foule de pensées contraires.
A l’hôtel, elle eut juste le temps de changer de tenue, de boucler sa valise et de payer la note au bar.
Il l’attendait dans la voiture, démarra avec lenteur et prit la direction « aéroport ».
Le visage assombri, il semblait triste tout à coup.
Pouvait-elle seulement imaginer une seconde ce qu’il pouvait ressentir lui aussi ?
Lui, qui se montrait si respectueux voire même distant.
Arrivés à l’aéroport, il s’occupa de son embarquement, ce fut l’heure des adieux.
« Vous reverrai-je ? » dit-il, les yeux chargés d’émotion, osant enfin la serrer dans ses bras.
Sans attendre de réponse, brûlant de désir, il l’embrassa avec passion.
Frémissante, elle se dégagea avec peine comprenant qu’il était temps de partir.

© Lucia

Le Passeur… suite 1

rêve africa
Version Française uniquement
Ce texte est le fruit de mon imagination inspiré de mon lieu de vie

I have not translate this text in English, for fear a lot of mistakes.. So, do not be mad after me.
Thank you for understanding friends US, UK and others. …


Elle posa là ses valises dans un coin, ouvrit seulement son bagage à main pour en soustraire quelques
effets personnels et sa trousse de toilette.
En fin d’après-midi, elle fit une longue promenade, pieds nus sur le sable, pour libérer ses tensions intérieures.
Le voyage avait été long et fatigant.
Malgré ce, la soirée fut agitée par la turbulence de ses pensées et les remous de l’océan ou encore
les vagues venant s’échouer sur la plage déserte.
Les palmiers secouaient leurs larges palmes si fortement, qu’il lui fut impossible de retrouver véritablement son calme.
Ce n’est que très tard dans la nuit, quand la fatigue la gagna, qu’elle sombra dans un profond sommeil.
Elle rêva de son passeur dont elle connaissait à peine le nom, attirée comme un aimant par l’appel d’une voix lointaine.
On eut dit qu’il s’était glissé dans ces lieux, là tout près d’elle, envahissant son corps.
Mais bien plus, tout son esprit !
Elle se retourna maintes et une fois dans ce lit top grand, aux draps rêches, couvrant sa tête
comme pour échapper à ces étranges sensations.
La vision du passeur ne la lâchait pas.
Une sonnerie forte, brusquement la sortit de son rêve, la ramenant à la réalité.
Le réveil fut brutal, c’est à peine si elle pouvait ouvrir ses yeux, encore tout embués de sommeil.
Elle tira le sombre rideau pour accueillir la lumière du jour.
Après ce chahut nocturne, tout semblait maintenant s’être apaisé !
Elle ouvrit largement la fenêtre comme pour rafraichir ses idées.
Un faible rayon de soleil pointait à l’horizon dessinant sur l’eau des sillons dorés où les vaguelettes mouraient.
Il lui restait une heure seulement pour se préparer.

Enfin prête, elle l’attendit sous le manguier fleuri.
Ses cheveux blonds flottaient tout imprégnés des effluves marins et sa robe turquoise lui allait à ravir.
Il arriva enfin , descendit de la voiture pour la saluer respectueusement et l’aida à monter,toujours très courtois.
Cette fois-ci, elle osa le regarder dans les yeux.
Son rêve lui permit d’affronter son regard, sans gêne, tant tout son être lui semblait familier.
Il n’avait plus l’air d’un prince mais plutôt d’un homme d’affaires avec une cravate qui lui serrait
la gorge et cachait la croix qui attira son attention.
Il lui sourit !
« Vous êtes ravissante, Madame ».
Elle remarqua alors ses belles dents blanches en contraste avec sa peau brune.
Il est très beau, pensait- t-elle intérieurement, ressentant un léger picotement au bas du ventre.
« Avez-vous bien dormi ? », demanda t-il poliment.
Pour détourner le sujet, elle le questionna sur son rôle de passeur et sur les procédures administratives qu’il suivait.
Mais elle ne l’écoutait plus que d’une oreille seulement, concentrée sur l’accélération de son pouls.

©Lucia

Quand, je serai ….


Quand, je serai bien vieille
Comme la fleur fanée par le soleil
Quand, mes vertes années
S’envoleront au vent léger


Je me souviendrai, de vos vers
Bien gardés, en secret
Dans l’écrin de mon coeur
Comme la flamme en hiver


Ils réchaufferont mon âme
De mes yeux couleront les larmes
Par le doux souvenir
De vous, qui m’aviez fait sourire


Vous, qui étiez sans le savoir
L’ombre ou l’ange du soir
L’Ami, mes instants de bonheur !


Lucia