L’enfance !

L’enfance trouve son paradis dans l’instant. Elle ne demande pas du bonheur. Elle est le bonheur. « 





Dessin D’Emma Fisher. Pinterest
 
 Qu’ils sont doux les yeux de l’innocence
 Ah ! Ce regard profond qui touche le cœur
 Qu’il est beau ce sourire de l’enfance                   
 A le regarder on nage dans le bonheur
  
 Grand ouverts ses bras sont plein de tendresse
 Tout sucrés ses baisers sont doux comme le miel
 Et sa voix câline vous rappelle sans cesse
 Que l’enfance est un rayon de soleil !
  
 Toujours gaie, sans rancœur, ni amertume
 L’innocence ne comprend pas la haine 
 Quels que soient son pays ou ses coutumes
 Sans noirceur, l’enfant ne fera pas de peine
  
 Ah ! Qu’il est beau ce temps de l’insouciance !
 Sans peurs, sans heurts, ni soucis du lendemain
 Ignorant le mal et dans la croyance
 Que le monde est merveilleux et sans chagrin
  
 ©Lucia 

La fillette que j’étais- The little girl that I was

Pris sur le Net

Pris sur le Net


Il m’arrive de repenser à mon enfance
A la fillette que j’étais pleine d’innocence
Qui aimait venir s’asseoir sous un grand tilleul
Quand son cœur était chagrin, délaissé ou seul


Une fillette qui cherchait le regard de sa mère
Qui par amour aurait tout fait pour lui plaire
Mais dans sa maison il y avait tant à faire
Bien que toute petite, elle n’était pas la dernière


Ô fillette ! Tu ne voulais qu’un peu de tendresse
Etre serrée dans ses bras,recevoir ses caresses
Dans ce grand silence, il faisait froid parfois
Tu sentais l’indifférence peser sur toi !


Je te revois, Ô fillette, sous le grand tilleul
Repliée sur toi-même, l’âme attristée où seul
Dieu pouvait recueillir tes larmes en prières
Secrètes! Ton jeune cœur cherchait déjà la lumière


Lucia
argent


Sometimes I think back to my childhood
To little girl that I was full of innocence
Who liked coming to sit under the big linden
When her heart was sorrow, helpless and alone


A little girl who looked for her mother’s look
And who would do anything for being loved
But in the house, there was so much to do
Although very small, she was not the last one!


Oh little girl! You wanted only her tenderness
To be hugged in the arms feeling her touch
In this great silence, it was cold and sometimes
You felt the indifference pressing on you


I’ll see you, O little girl, under the big linden
Folded up on yourself, sad soul where only
God could collect your tears and your secret prayers
Your young heart already searching for the light

L’adolescente – The teenager

L'adolescente


Dans un petit coin, dorment
Sagement, ses poupées
Les jouets de son enfance, rangés
Dans un coffre énorme,
Bientôt, partiront au grenier
Avec ses livres usés
Empilés sur l’étagère


Sa chambre est son unique univers
Qu’elle ferme maintenant à clef
Un monde à elle, où elle s’isole
Rêvant d’être comme son idole
Aduler et admirer
Mais son corps lui déplait
Avec ses formes qui ondulent
Sous sa jupette en tulle


Elle est bien triste ce soir!
Son reflet dans le miroir
Lui renvoie sa silhouette fragile
Un visage encore juvénile
L’avenir lui fait très peur
Elle n’ose croire au bonheur
Dans ce monde en fusion
Où plus rien ne tourne rond


Et les larmes coulent
Coulent, coulent…
Comme un adieu à son enfance
A ces beaux jours de l’insouciance


Lucia

frise fleur2

English Version


In a small place sleep
Wisely, her dolls
Her childhood’s toys, tidied up
In an enormous safe
Soon, will leave to the attic
With her used books
Stacked on the shelf
Her chamber is her unique universe
She locks now
A world to her, where she isolates itself
Dreaming to be as an idol
Adulate and admire
But her body displeases her
With her undulating forms
Under her skirt in tulle


She is very sad this evening!
Her reflection in the mirror
Send back her fragile silhouette
The still young face
The future very frightens her
She does not dare to believe in happiness
In this world in fusion
Where nothing turns circle


And tears flow…
As a farewell to her childhood
These beautiful days of innocence

Innocence volée – Innocence stolen

Innocence volée


La fillette avait la peau satinée et blanche
Ses beaux cheveux bouclés étaient couleur des blés
Elle riait à l’idée qu’en ce doux dimanche
Elle ferait la fête avec tous les invités


Dehors, le vent la berçait sur la balançoire
Les anneaux grinçaient sous les mouvements de l’air
L’odeur de savon qui émanait du lavoir
Parfumait l’air et sa peau baignée de lumière


Le corps de la fillette était fin et fragile
Elle dégageait l’insouciance de la belle enfance
Sans se méfier de l’homme, de son approche habile
Elle accepta de le suivre sans résistance


La porte se referma sur elle, prise au piège
L’homme s’adonna aux plaisirs charnels, il le fit
Avec son petit corps d’enfant et comme la neige
Fond au soleil, elle fondit en larmes et blanchit


Ô douleur ! L’homme lui déroba son innocence
Et c’est dans le silence que durant des années
Elle portera le lourd secret de son enfance


Lucia


TRANSLATION


The girl had smooth skin and white
Her curly hair were color of wheat
She laughed at the idea that this beautiful Sunday
She would party with all the guests


Outside, the wind was rocking her, on the swing
The rings creaked under the movements of air
A smell emanating from the laundry soap
Perfumed the air and her skin bathed of light


The body of the girl was thin and fragile
She exuded a carefree childhood
Without suspecting of the man, of his skillful approach
She agreed to follow without resistance


The door closed behind her, trapped
Man gave himself up to the pleasures of the flesh, he did
With her small body, and as snow
Melts in the sun, she burst into tears and blanched


Ô pain, the man stole her innocence
And it is in silence, for years
That she will bear the dark secret of her childhood

Le silence des mots

Le silencedes mots


Enfant, j’étais habituée au silence
Ma mère communiquait peu
Elle n’aimait guère que je m’agite
Que je parle de mes petites affaires
Tais –toi disait-elle souvent
Arrête donc de gigoter comme ça
Assieds- toi… tais-toi !
Comme une enfant docile et sage
Obéissante et bien adaptée
Je me suis arrêtée de parler
De bouger et même de respirer


Le silence ne m’a plus gênée
J’ai grandi dans le silence
Et la- non communication
Tant et si bien qu’à l’adolescence
Mon corps fatigué de tous ces silences
Se mit à parler, à sortir tous les mots
Qu’il ne put jamais prononcer
Et c’est par de grands maux
Qu’il finit par s’exprimer !


Pour entrer en relation et communiquer
Il faut pouvoir parler
Parler c’est exister
Ce n’est que vers l’âge adulte
Après bien des déboires
Que j’en fis l’apprentissage !


Lucia

que