Combien de fois …

citation-abbe-pierre


Combien de fois ai-je détourné le regard
Ou combien de fois ai-je changé de trottoir
Pour ne pas croiser les yeux de la souffrance
Pour ne pas y lire la désespérance


Combien de fois au détour d’une rue, j’ai vu
L’homme plié sous le fardeau, ou un dos nu
Porter un baluchon comme seule maison
Et du monde, j’ai inventé toutes les raisons


Pour fuir ces regards ! J’ai tracé mon chemin
Sans ne m’inquiéter de rien ! Or avaient-ils faim ?
Mendier quelques euros pour se faire du bien !


Ai-je cherché à comprendre leur désespoir
Ou tout simplement ai-je refusé de savoir ?
Ces gens, sans doute me rappelaient mon histoire


Mon corps a eu si froid et de faim j’ai crevé
Le poids du mépris, moi aussi, je l’ai porté
Ce monde de galères, je voulais oublier !


©Lucia

13 réflexions sur “Combien de fois …

  1. « La misère n’est pas une fatalité… Elle est l’œuvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire », écrivait Joseph Wresinski, le fondateur d’ATD Quart Monde.
    Merci Lucia pour cette belle poésie qui nous interpelle toutes et tous …
    Oui, que la misère soit proche ou lointaine, chaque génération doit livrer le même combat pour refuser les égoïsmes meurtriers et construire un monde plus juste, plus fraternel, afin que chaque être humain puisse vivre sur la terre promise à tous.
    Bisous de cœur.

  2. Bonsoir LUCIA belle poésie le monde ne sera jamais parfait il y aura tjrs des inégalités

    SAVOIR PRENDRE
    Prendre le temps d’aimer
    C’est l’éternelle jeunesse
    C’est du rire
    C’est la musique quand on se sens en pleine forme
    C’est pleurer quand on a l’émotion
    C’est du cœur à partager avec les siens ou avec ses amis
    C’est de lire pour s’instruire et avoir su savoir
    C’est écouter
    C’est l’intelligence
    De penser est la clé de la réussite
    De jouer nous rappelle notre enfance
    De rêver c’est un souffle de bonheur
    Il faut prendre le temps de vivre car les jours passent vite
    Passe une belle soirée
    Gros bisous Bernard

  3. Oui ma Lucia,

    Par trop de souffrance non aguerries il est difficile de soutenir la souffrance des autres, si du moins déjà cette souffrance de l’autre est vue et perçue c’est déjà beaucoup…
    Cependant, remédier à l’attente de l’autre est aussi un respect de la dignité humaine qui se trouve parfois mise au jour au grès des passants, un coeur aimant fait toujours plus que ce qu’il peut ressentir quand il ose regarder les autres tels qu’ils sont, sans juger aux apparences, seulement le partage de ce que l’on a.

    Les Saintes Écritures nous relatent l’Evangile avec Jésus qui a simplement vu la misère et exhorté à partager ce que l’on a avec simplicité, comme le vêtement un manteau, une tunique, ou la nourriture comme une pomme, du pain, et pour ceux qui en ont davantage comme du poisson fraîchement pêché, et de l’eau pour celui qui a soif…
    Une telle simplicité se trouvait aussi dans la culture orientale qui accueille et pratique l’hospitalité, alors, sans grand matérialisme partager son toit une simple pièce dans sa maison pour la nuit au voyageur ou au sans abri qui reprenait au lendemain sa route…
    Tout ceci nous parle des besoins de notre humanité, nourriture, vêtement, hygiène, soin, sécurité, dignité, partage, et la manifestation de l’amour sous toutes ses formes.
    Christ nous a dit : « Vous aurez toujours des pauvres avec vous… » et cela implique que si les pauvres sont toujours avec nous c’est pour que Dieu soit glorifié par nos gestes et aide quelle qu’elle soit.
    Il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir beaucoup pour partager ce que l’on a, car, c’est dans le partage avec celui qui n’a pas que ce que l’on a se multiplie et de ce fait nous ne manquons de rien et avons toujours plus à partager, la Source de l’Amour ne se tarît jamais.
    Voilà un peu ce que m’inspire ton bel article, une réflexion qui ne me laisse pas indifférente dans sa profondeur, semblable à celle de ton coeur.
    Tendresse ma douce…. 🙂❤

  4. La générosité fait partie de mes qualités et lorsqu’il s’agit d’une personne âgée qui mendie je suis attentive a sa souffrance et je lui donne un peu d’argent ou je vais lui chercher de quoi manger.Ce ci met arrivé plusieur fois. Mais hélas ce n’est qu’un peu de générosité devant toutes ses souffrance humaine.
    Bonne soirée Lucia.
    Bisous

  5. Bonjour Lucia
    Ouff… quelle belle réflexion… si porteuse de sens… Qui n’a pas déjà ressenti la gêne de regarder la misère en face? Éviter de regarder, ce n’est tout de même ne pas voir.
    Y être confronté c’est prendre conscience que la vie n’est pas que douce…. elle est parfois éprouvante et difficile à vivre. Et…selon son propre cheminement…on n’oublie jamais que la précarité reste toujours présente.
    Bravo pour ce texte.

    Mes amitiés.

  6. Oui, nous avons peur de nous identifier à « eux ». Nous les considérons différents de nous, pour nous rassurer. Entre parenthèse, une réelle aide, serait leur tendre une perche ou une autre (pas forcement financière)

    Votre plume est douce, simple, profonde!🙂

  7. Nous vivons hélas dans un monde rempli de désarroi,,de misère
    Souvent je croise tout comme toi un être seul;triste et attendant un geste;;un mot
    C’est plus haut qu’on devrait s’occuper et se pencher sur ces gens là sans gîte ni de quoi manger à leur faim
    Qu’elle galère
    Bises Lucia avec amitié

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