Le Passeur

femme de dos
English Version after French Version
Un style différent, j’espère que vous aimerez

Il l’attendait debout un peu en retrait, à l’écart de cette foule bruyante telle une ruche en effervescence.
Sa tunique blanche brodée de fils dorés, assortie d’un pantalon en lin, légèrement ouverte,
laissait entrevoir sa poitrine ambrée.
Vêtu de la sorte, il avait l’allure d’un prince, sorti tout droit d’un conte africain.
Ses yeux noirs brillaient et sur son front perlaient quelques gouttes de sueur,
laissant supposer qu’il faisait très chaud dans l’aéroport.
Il lui fit un signe de loin pour qu’elle le voie.
Cette petite bourgeoise quittait sa province calme et tranquille et se trouvait là,
avec ses bagages, un peu perdue.
Cette masse colorée et ces odeurs fortes si peu familières,
la saisirent et l’angoisse monta quand elle franchit les portes de l’aéroport.
Fort heureusement, la vue du passeur la soulagea, elle put enfin respirer à fond,
gonflant ses poumons de cet air vicié et humide.
Lui confiant passeport et autres documents, elle le suivit alors comme une petite fille,
répondant succinctement à ses questions sans oser le regarder dans les yeux.
Pourquoi, était- elle intimidée, troublée par sa présence,
elle qui, de par nature, était sociable et spontanée.
C’est vrai qu’il avait de la prestance avec ses mains très soignées et fines.
Son auriculaire droit portait une bague sertie de diamants.
Elle remarqua aussi une croix autour de son cou. Son accent la laissait rêveuse.
Il la recommanda à un taxi man qui la déposerait dans un hôtel chic de la capitale, situé au bord de mer.
« Ne vous inquiétez de rien Madame !
Je vous récupérerai demain matin à huit heures, nous irons au CED.., pour votre visa, tout ira bien ! »
Dit-il, courtoisement avec un large sourire.
« Merci beaucoup à demain alors », répondit- t-elle d’une voix tremblante.
Bien que leur rencontre fût brève, dans sa chambre d’hôtel, elle ne cessa de penser à lui,
intriguée par ce flot d’émotions qui montaient en elle, soudainement.

© Lucia


The Ferryman
He stood waiting a little behind, away from the noisy crowd such a hive in activity.
His white tunic embroidered with golden thread, together with linen pants, slightly open, foreshadowed his suntanned chest.
Dressed so, he looked like a prince, straight out of an African tale.
His dark eyes sparkled and his forehead beaded with sweat, drops suggesting it was very hot in the airport.
He beckoned to her from afar for her to see.
This little lady, left her quiet and calm province and was there with her luggage, a little lost.
This colorful mass and so unfamiliar these strong odors and grabbed her anguish when she went through the doors of the airport.
Fortunately, the ferryman relieved her, she was able to breathe deeply, puffing her lungs this stale, humid air.
Entrusting passport and other documents, she then followed her like a little girl,
answering his questions succinctly without daring to look him in the eyes. Why was she intimidated,
confused by his presence, she who by nature was sociable and spontaneous.
True, he had an impressive presence with his hands very neat.
His right finger was wearing a diamond ring. She also noticed a cross around his neck.
His accent made her dreaming
He recommended her to a taxi man who would file in an upscale hotel in the capital, located in the seaside.
« Be anxious for nothing madam!
I’ll get you tomorrow morning at eight o’clock, we go to the  » CED.. », for your visa,
it will be good! « He said, courteously with a wide smile.
« Thank you at tomorrow then, » she said shakily.
Although their encounter was brief, in his hotel room, she never stopped thinking about him,
intrigued by the flood of emotions which rose within her, suddenly!

19 réflexions sur “Le Passeur

  1. Bonjour,
    Ce matin passant par hasard via le lecteur, voilà que je trouve ce texte et commence par le premier opus qui ouvre toutes les espérances, et laisse quelques points d’interrogations.
    Une belle écriture.🙂

  2. I always love your embracing words, that cause a heart and mind to dance…you can write any style you want, it does not matter for your heart’s smile will always shine radiantly through your words. Hugs and love to you always dear sister!

  3. Bonsoir LUCIA toujours un plaisir de lire tes écris

    Coucou me voilà

    Je me suis dit

    Pourquoi ne pas lui faire un petit coucou

    Un petit coucou sans cérémonie

    Un petit coucou de joie

    Un petit coucou d’amitié

    Un petit coucou de fleurs

    Bien me voici, me voilà

    Un petit coucou pour toi,

    simplement parce que je pensais à toi

    Agréable dimanche

    Belle semaine à venir

    Bisous

    BERNARD

  4. Ca me plait beaucoup, ce texte. Je sentais un petit fremissement de coeur en lisant. C’est l’air mysterieux qui intrigue. Oui, je voudrais en savoir la suite.
    Bon weekend, Lucia. Bisous❤

  5. Bonjour Lucia,
    J’aime beaucoup ce texte. Un point de départ qui aurait matière à tant de développement. Y aura-t-Il une suite? L’entrée en matière est fascinante, voire intrigante. Mais c’est aussi un tout en soi d’où l’on ressent un amalgame d’émotions… l’insécurité…le trouble…puis le réconfort…puis l’anxiété latente face au lendemain.
    Mes amitiés sincères,

    • Merci Kleaude , ton appréciation compte beaucoup pour moi . Toi, qui as une plume exercée et bien trempée, un imaginaire débordant, un œil observateur, un talent inégalable… (J’avance à petit pas dans ton roman).
      Une suite ? Pourquoi pas, j’y penserai.
      Bon week-end à toi, bien amicalement

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